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 What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? JOY T. SANDERS

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TO DETROIT AND BEYOND
S. Priam Bartholomew

ÂGE : 19
NOMBRE DE SMS : 38
DATE DE NAISSANCE : 26/04/1998
ARRIVÉ EN VILLE : 02/01/2013
AVATAR : Jamie Dornan




MessageSujet: What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? JOY T. SANDERS Lun 07 Jan 2013, 18:09

what am i supposed to do when the best part of me is still with you ?
Battre les cartes, encore, toujours. Défier les lois du rationnel en les employant cependant avec minutie et précaution. Battre les cartes. Battre le destin. Toujours et encore produire l'inattendu, la surprise. Qu'elle soit générale ou non. Manipuler les coeurs avec délicatesse, les pics avec perversion, les trèfles avec force et les carreaux avec intelligence. Propriétés qui leur avait toujours appartenu. Mélanger chaque groupe et toujours trouver un semblable d'une autre couleur, avant de les séparer à nouveau. Destins croisés et entremêlés le temps d'un instant avant qu'une carte, une seule ne parvienne au destin qui avait été tracé pour elle. Un script déjà écrit, des règles à respecter. Cependant elle n'était que spectatrice de son futur. Et, doucement, Priam la glissa dans sa manche sans que ses spectateurs imaginaires ne s'en rendent compte. Trop focalisés sur les cartes pour se concentrer sur le mouvement de ses doigts. L'art de mener le regard de son partenaire de jeu là où il le voulait. Manipulation pure et simple pour un tour qui pourrait paraître enfantin mais dont la préparation était pourtant très complexe. Ainsi se retrouvait-elle nichée dans le creux de sa manche, au chaud. Séparée de ses congénères mais pourtant terriblement bien. À l'abri des regards, à l'abri du danger. Enfermée dans une bulle dans laquelle on l'avait glissé contre son gré mais dont elle ne pouvait cependant pas se plaindre. La dame de coeur. Elle qui pourtant aimait briller se retrouver à présent dans l'ombre d'une chaleur étouffante. Poser le paquet de cartes sur la table basse. Esquisser un sourire. Montrer ses deux mains nues à l'assemblée. Parler, encore, conter la facilité de ce tour à qui voudrait bien l'entendre. Puis, doucement, poser la main sur la table et glisser la dame sous le tas de ses congénères. Un sourire. Quelques mots. « Je parie que cette coquine s'est cachée à l'abri des regards. Juste là, en dessous d'eux... Dos à eux. » Accompagner le geste à la parole. Certains pourraient croire à une simple coïncidence. Alors, recommencer le tour en leur disant de choisir une carte. Et effectuer les mêmes faits et gestes, argumenter chacun de ses mouvements en séparant cette fois-ci celle qu'ils voulaient. Et faire briller leurs yeux, les faire sourire. Par un simple jeu de carte. Par un simple battement de destin.

Et c'est pourtant Bartholomew qui esquissa un sourire. Seul. Les larmes aux yeux. Déjà ces simples actes lui rappelaient de douloureux souvenirs. Raviver la flamme de la douleur par la passion qui l'avait animée durant plusieurs années, et souffler dessus au nom de l'amour. L'amour de la magie. L'amour de l'espoir. Deux passions simultanées ne pouvant survivre dans un même corps. Une avait fini par tuer l'autre. Inexorable destin que cette fois-ci Sean n'avait pas su battre, et avait même provoqué. Lucy. Doucement, il posa son jeu sur la table basse et se dirigea vers la salle de bain, légèrement tremblant. Glisser son visage sous l'eau fraîche, prendre un nouveau souffle, et respirer. Respirer parce qu'il vivait toujours. Respirer parce qu'il le devait pour vivre. Priam se redressa et resta ainsi quelques secondes à s'observer dans le miroir. Un déchet. Voilà ce qu'il voyait. Débris d'une vie qui avait été sienne et à laquelle il s'accrochait encore désespérément. Malgré l'arrachement soudain de ses racines il y a quelques mois. Malgré la tempête soufflée par le vent de la passion. Soufflée par le vent du rêve et de l'espoir. Trop rêveur. Trop espérant. Il l'avait été. Expansif. Et l'avait payé au prix le plus cher. Une partie de lui. La plus belle. Celle de sa passion. Celle de sa vie.

Une sonnerie. Deux. Trois. Et un homme qui difficilement sortit de ses pensées les plus sombres. Nonchalamment, Priam se dirigea vers l'entrée de son loft. Jean usé, vieux t-shirt et gilet trop grand. Un portrait non très glorieux d'une personne à la dérive. Ouvrant la porte sans grand entrain, Bartholomew posa son regard sur la personne à présent face à lui. Et sentit son coeur, une seule fois, battre violemment dans sa poitrine. L'entendit jusque dans ses tympans tant son intensité devait être importante. Elle. Ses yeux. Elle, et ses grands yeux.

FLASHBACK : « Salut Charlie. Je t'apporte les devoirs de la semaine dernière, comme tu étais absent. Pas grand chose, je voulais juste être certain que tu les aies comme c'est quand même important. » Un sourire. Et un regard qui bientôt se perdit derrière l'épaule de son élève tandis que celui-ci lui répondait. Poser ses yeux sur elle. Elle et ses longs cheveux chatains. Ses grands yeux, surtout. Ses grands yeux sur lesquels il s'attarda sûrement bien trop longtemps puisque Charlie bientôt se retourna lui aussi. Priam un peu gêné, étouffa un léger rire non très convaincant avant de rajouter. « Tes parents ont du goût en matière de papier peint. » Et sentir son coeur se serrer pour la première fois depuis des mois en la voyant s'éloigner. Bartholomew fronça les sourcils quelque peu troublé. Un sourire feint. Un au revoir franc. Et une image de la jeune fille qu'il garda précieusement dans sa mémoire. FIN DU FLASHBACK

Esquisser un sourire. C'est plutôt difficilement que Priam parvint à le faire, et, ouvrant finalement la porte totalement il glissa son regard dans les yeux de la jeune fille avant de lui adresser quelques mots d'une voix incertaine. « Mademoiselle Sanders ? Qu'est-ce que vous faîtes ici ? » Se redresser, et tenter de faire bonne figure. Difficilement Sean parvint à garder sa mine faussement heureuse et glissa une main dans ses cheveux afin peut-être d'améliorer son allure non très glorieuse. Et se plonger, encore, toujours dans ses yeux. Ces yeux qui reprenaient vie devant lui. Ces yeux dans lesquels il se perdait encore aujourd'hui volontairement. Et encore, sentir son coeur battre violemment contre sa poitrine. Réaction purement physique. Incontrôlable. Et littéralement effrayante tant par son intensité que par sa soudaine apparition. Sans prévenir. Sans sonner l'alarme. Entrer par force, et peut-être même sans le vouloir. C'est ce qu'elle venait de faire. Et c'est ce que lui redoutait.
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MessageSujet: Re: What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? JOY T. SANDERS Mar 08 Jan 2013, 21:43


« What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? »
Priam & Joy




Une vie de solitude. Une vie qui continuait de couler entre ses doigts alors que Joy faisait une pause dans sa ronde en s'asseyant sur un banc, pensive. Elle tournait en rond, elle ne faisait qu'attendre. Désespérément. Perdue dans sa vie comme elle était perdue dans ses pensées. La jeune policière passa une mèche de cheveux derrière son oreille alors que ses yeux électriques se perdaient vers l'horizon. Elle n'avait que peu d'espoir pour la suite. Cette intime conviction de n'avoir encore rien vu, de n'avoir rien accompli la prit une nouvelle fois au coeur. Elle allait avoir vingt et un ans et tant de choses lui échappaient. Elle ne connaissait quasiment rien de la vie. Seulement la douleur. La peine immense que chaque année qui venait pouvait lui retirer son frère, son jumeau et cette pensée lui était insupportable. Tout bonnement insupportable. Elle baissa le regard et tenta de réprimer ses larmes. Elle était en service et ne pouvait absolument pas se permettre de retrouver la civilisation dans un état des plus pitoyables. Joy s'empêcha de penser à Charlie. Pour le moment. Elle avait déjà tant de pensées négatives en tête ce jour là qu'elle n'allait pas s'imaginer sa mort prochaine...
Son monde n'avait jamais tourné rond. Elle était bien loin d'être l'enfant prodigue qu'on avait voulu pour elle. L'intelligence, elle l'avait certainement elle avait aspiré à autre chose que les études. Une vocation? Certainement. Mais surtout un remords trop présent. Cet accident. Ce qu'elle avait fait. Rien ne pourrait effacer cela malheureusement, pas même une vie à arrêter des criminels. La jeune Sanders avait conscience qu'elle menaçait de devenir folle, de partir en vrille et c'était d'autant plus vrai que la présence de Samuel l'empêchait de penser convenablement. Elle tentait depuis longtemps de se mettre dans la tête qu'elle resterait toujours une jeune fille, cette adolescente rêveuse qui n'aurait jamais que ses yeux pour vivre ses fantasmes. Alors, Joy attendait, toujours. Pour toujours.

Mais, sa vie se rappela à elle lorsqu'elle entendit son bippeur. Joy regarda l'alerte, un simple problème de voisinage et se mit en route vers le lieu dit. Des rues désertes, comme son coeur présentement. Faire seule une ronde n'avait rien de vraiment fascinant, dans ces moments là, elle réalisait encore plus que son partenaire lui manquait, qu'elle marchait seule dans un monde qu'elle ne comprenait que partiellement. L'histoire de sa vie. Elle finit par arriver à la bonne adresse et entra dans le bâtiment avant d'enjamber les marches de l'escalier rapidement et d'arriver sur le palier indiqué. Elle frappa à la porte et attendit. Les problèmes de voisine, un des aspects de son travail le plus ennuyant et compliqué à gérer mais elle se dota d'un sourire magnifique alors que la porte s'ouvrait enfin. Un sourire qui se transforma en hoquet de surprise. Elle avait déjà vu cet homme. Son cerveau se mit en marche à vitesse grand V et au terme d'un combat acharné contre ses souvenirs, Tracy réussit à mettre un nom sur ce visage. Le professeur de Charlie. Qui était passé un soir ramener des devoirs à son frère. Il semblait dans un état pitoyable alors que Joy le détaillait de la tête au pied très rapidement. Pitoyable mais toujours aussi séduisant, il fallait se l'avouer. Elle sentit que Priam était gêné et elle se retrouvait à rougir de tomber sur quelqu'un comme lui, alors qu'elle devait lui intimer d'arrêter d'embêter ses voisins. Sanders sourit quand même largement lorsque le jeune homme lui demanda ce qu'elle faisait ici. De la gêne encore. Et Joy qui ne tenait pas en place, angoissée sans raison apparente. Après tout, elle devait faire le même travail que les autres jours et pourtant, la mission lui semblait impossible lorsqu'elle regardait Bartholomew dans les yeux.

Monsieur Bartholomew.. Je ne m'attendais pas à vous... Enfin, je suis désolée de vous importuner alors que vous me semblez bien occupé... J'ai... Enfin, j'ai reçu une plainte de votre voisinage alors je viens vérifier si... Tout va bien...

Troublée, Joy baissa le regard quelques secondes. Elle avait l'air d'une personne qui ne connait vraisemblablement pas son travail. Encore une fois, ce sentiment d'infériorité qui la guettait et la jeune Sanders releva le regard, son sourire reprenant le dessus. Elle ne se laisserait pas abattre, même si la curiosité était bien là. Priam l'intriguait, elle voulait en savoir plus sans comprendre l'origine de ce désir...


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MessageSujet: Re: What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? JOY T. SANDERS Jeu 10 Jan 2013, 17:58

what am i supposed to do when the best part of me is still with you ?
La dame de coeur. La dame de coeur et ses conquêtes. Fascination éternelle qu'il avait toujours ressenti à son égard. Etudier, minutieusement, chaque origine, chaque signification. Le pouvoir d'attraction. Elle l'avait toujours eu. Ce magnétisme, cette sensation inévitable qu'était celle de ne pouvoir décrocher son regard de son visage lorsqu'elle se trouvait à proximité. Lucy. Lucy et ses grands yeux bleus, ses longs cheveux blonds. Née pour le public. Le spectacle. Maniant l'art de le persuasion et de la conviction mieux que personne. Amener quelqu'un exactement là où elle le souhaitait, tirer par le bout du nez une assemblée entière en profitant simplement d'une éloquence certaine que la nature lui avait donné. Elle parlait, et le monde l'écoutait. Elle parlait, et le monde l'entendait. Pièce maîtresses des représentations. Pièce maîtresse de sa réussite. Sa muse. Son inspiration. Celle qui, d'une certaine façon, lui avait toujours donné l'envie d'aller plus loin, et l'y avait toujours poussé. Et ses grands yeux bleus, encore, toujours posés derrière son épaule, chatouillant son visage de leur insistance non dissimulée. Ses grands yeux bleus. Bleus ciel. Dominer, surplomber les terres et les mers. Toujours, être au dessus. Au dessus de tout, au dessus de lui. Caressant le monde avec volupté et tendresse, embrassant la lumière, enlaçant la vie de toute les forces dont elle était dotée. Attraper chaque recoin de ce monde, en faire les règles et les lois de l'épanouissement de chaque forme de vie. Pièce maîtresse, oui. Pièce maîtresse de son monde. Celui qui lui avait appartenu. Paillettes et masques. Artifices. Mensonges. Bataille sans merci, sans pitié. Et elle. Lucy. La seule chose ayant encore un sens dans la vie de Priam malgré sa disparition. Et en cet instant, le regard posé sur son propre reflet, c'est à elle qu'il pensait. Comme chaque jour, chaque heure, chaque minute, seconde, et instant. Elle le dominait, toujours. Régissait ses envies et ses sentiments. Régissait sa vie.

Un effet instantané, immédiat. Surprenant. Les yeux ancrés profondément dans ceux de la jeune fille. Loin, encore, très loin. Comme il l'avait toujours fait avec ce genre de personne. Celles qui, en un battement de cils, un sourire, et quelques mots, vous transportaient. Elles emportaient les incertitudes et les doutes, les souvenirs et les douleurs. Et vivaient l'instant. Maintenant. Seulement maintenant. Et c'est sous le regard de la jeune Sanders que lui esquissa un sourire, gêné, bien que ravi. Joy. Joy et ses pommettes qui bientôt vinrent se teinter d'un rose enjolivant d'autant plus son visage angélique. Tant de détails insignifiants et futiles auxquels il ne prêtait aucunement attention chez les autres. Tant de fraction de secondes, morcelées, qu'il détaillait, tâchant d'en apprendre peut-être un peu plus sur elle même inconsciemment. Tant de choses qu'il apprenait à apprécier. Peut-être était-ce surfait, irréel. Peut-être devenait-il tout simplement fou. Après avoir passé des mois entiers à côtoyer de près sa tendre amie la folie, rien n'était moins sûr. Qu'importe. Bartholomew profitait de ces réactions soudaines qui se bataillaient avec férocité son coeur en cet instant. Sans faire de dégât cette fois-ci. Une guerre, brûlante, certes. Intense. Mais sans aucune douleur cette fois-ci. Sans aucune peine. Ainsi laissait-il ses sensations et sentiments s'entremêler toujours un peu plus sans essayer ne serait-ce qu'un instant de stopper ce flux inédit. Encore un sourire, lorsqu'elle lui répondit enfin. Jamais il n'avait entendu sa voix, en réalité. Et la surprise n'en fut qu'incroyablement agréable. Un léger, doux frisson, mêlé à ce pincement au coeur dont il se délecta pleinement. Enfin, ressentir. Enfin vivre. Alors, Priam reposa son regard sur elle, articulant cette fois-ci encore plus difficilement. « Problèmes de voisinage ? Ha, oui, peut-être... Navré de vous embêter avec ça. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il y ait des plaintes pour ce genre de futilités et encore moins à tomber sur vous. Si je l'avais su j'aurais signé ces fameux papiers sans broncher... Et non je ne suis pas occupé. Tâchons de rendre votre visite un peu moins désagréable, vous voulez un café ? Entrez. » Sean s'adossa alors contre le mur tandis que la jeune fille pénétrait dans son appartement lugubre, et ferma la porte derrière elle. Glissant une nouvelle fois une main dans ses cheveux - geste purement nerveux - il ajouta alors d'une voix timide. « Excusez moi pour... l'état du loft. C'est pas très accueillant. » Encore un sourire angoissé. Priam étant pourtant d'habitude plutôt sûr de lui ne fut que plus dérouté par l'incertitude qui le guettait de près à chaque fois qu'il prononçait un mot ou s'apprêtait à le faire. Peur étrange qu'était celle de faire un mauvais geste, ou l'importuner même involontairement. Sans vraiment savoir pourquoi il ressentait ce besoin plutôt surprenant de la protéger. Devant ce visage candide, qui aurait pu lui vouloir autre chose, après tout ?

Arrivant enfin dans le salon, Bartholomew débarrassa rapidement le canapé des quelques affaires qui traînaient encore sur ce dernier et posa le tout sur un des fauteuils environnant, reposant finalement son regard sur Joy, un sourire franc habillant son visage. « Café ou thé ? Je dois avoir un peu de tout alors demandez moi ce que vous aimez. » Tantôt sûr de lui tantôt empli de doute, Sanders probablement sans le savoir le déséquilibrait d'une manière qu'il n'avait jamais connu jusque là. C'est d'ailleurs instantanément après ses mots que Priam se retrouva encore pris d'une gêne inexplicable et qu'il ajouta d'une voix plus calme. « Asseyez vous je vous en prie. » Canapé face à la table basse. Table basse emplie de souvenirs et de morceaux d'un passé dans lequel il errait toujours. Et c'est vers cet endroit que son regard vira presque machinalement, ôtant alors cette mine réjouie de son visage qu'il arborait pourtant depuis son arrivée. Une photo de Lucy. Un jeu de cartes. Quelques cigarettes et dessins en vrac des accessoires qu'il utilisait pour ses tours, il y a quelques mois déjà. Et tant de questions que Joy se poserait sûrement à ce sujet.
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MessageSujet: Re: What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? JOY T. SANDERS Sam 12 Jan 2013, 15:18


« What am I supposed to do when the best part of me is still with you ? »
Priam & Joy




Regard de désespoir, regard accrocheur. Joy se retrouvait transportée ailleurs, dans un autre monde, loin de sa vie de misère et de solitude. Priam. Un être qui semblait en proie à une douleur immense, quelqu'un qui était bien seul lui aussi. Sans le vouloir, Joy s'était mise à sourire, air angélique, regard extatique. La jolie et naïve Tracy, encore une fois, elle n'arrivait pas à assumer son rôle. Elle était venue ici pour réprimander un homme qui dérangeait ses voisins et finissait par se prendre de sympathie pour le professeur de son jumeau. Pour elle, c'était une évidence, ce genre de comportements était ancré dans sa réalité. Avenante, réservée, Joy se savait un brin innocente mais c'était aussi ce qui lui permettait de toujours être juste dans son travail. A en juger par l'état de ce pauvre Bartholomew, elle ne pouvait pas se montrer intransigeante, il semblait surmené et la curiosité se faisait sentir au creux de l'âme de la jeune policière. La timidité de Joy, pourtant, se frayait déjà une place dans la conversation alors que Priam l'invitait à rentrer poliment. Joy capta son regard, des yeux particulièrement sublimes et tout autant intrigants. Une énigme. Un mystère à découvrir, à déceler et sans le savoir, Sanders avait désespérément envie de comprendre. Première fois qu'elle rencontrait quelqu'un de ce genre et surtout première fois qu'elle ressentait cet irrésistible besoin de tout connaître de lui. Pourquoi était-il si mal? Que s'était-il passé? Joy tentait de lire dans ce regard alors qu'elle passait la porte, surprise devant l'état du loft. Elle ne commenta rien pour le moment, elle n'était pas quelqu'un qui s'arrêtait à du superficiel, à du matériel. Joy représentait la complexité sous toutes ses formes, elle n'était jamais véritablement elle même, elle conservait toujours une part d'elle même bien cachée, comme si elle avait peur qu'on puisse l'atteindre. Jamais, personne n'y était réellement parvenu même si parfois, son partenaire s'approchait dangereusement de cette part de son âme.

Son regard se détacha du jeune magicien, embarrassée. Joy et sa timidité. Joy et ses expressions naïves. Joy et sa solitude. Encore. Elle avança doucement dans l'habitacle, gênée de cette invitation. Après tout, elle était un flic venue le sermonner et ils ne s'étaient jamais rencontrés officiellement. A vrai dire, ils s'étaient vus environ deux secondes alors que Priam vantait les mérites du papier peint du hall. Rien d'extraordinaire et absolument rien qui ne justifiait cette envie soudaine de laisser la jeune femme pénétrer dans son intimité alors qu'il était clair que personne n'était venu ici depuis un bon moment. Elle lança un sourire à Priam, en guise d'excuse et remerciement.

Oh, ne vous inquiétez pas. Je n'avais pas prévenu de ma visite alors... Un café ce sera très bien, je vous remercie.

Joy arrêta de faire sa curieuse et finit par s'asseoir sur le canapé, débarrassé des quelques objets qui traînaient jusqu'à quelques secondes auparavant. Son regard capta pourtant les quelques caractéristiques du loft. La photographie d'une jolie blonde. Des cartes. Un mystère enveloppé dans une vision magique. Priam ne souriait plus et le regard de Joy se retourna vers lui, arborant cette mine curieuse mais aussi ce sourire encourageant, celui qui ferait certainement des ravages si la jeune femme prenait le temps de le sortir plus souvent. Elle remit une de ses mèches de cheveux, dernier geste pour lutter contre son angoisse, avant de se mettre à parler.

Comme je vous le disais, vos voisins ont déposé une plainte contre vous alors j'étais juste venue vous prévenir. Et si la situation ne s'arrange pas, on devra certainement intervenir mais j'ai l'impression que le message est passé... Je ne veux pas paraître indiscrète mais que vous est il arrivé? La première fois que je vous ai vus, vous paraissiez... Différent.

Tout cela pour ne pas dire en meilleure forme et bien plus apprêté mais pas plus séduisant. Cela non. Priam avait toujours ses yeux envoûtants et ses traits particulièrement attirants. A cette pensée, Joy rougit un peu avant de regarder le mur plus loin. Du Joy tout craché.


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