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 CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains."

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TO DETROIT AND BEYOND
Eamon B. Riordan-O'Cahan

ÂGE : 19
NOMBRE DE SMS : 40
DATE DE NAISSANCE : 11/11/1998
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : TomSEXYHardy.




MessageSujet: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:16



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


    Il l'avait guidé jusqu'ici. Et maintenant, se tenant dans ce cocon, ce nid d'amour à des centaines de kilomètres de leurs deux vies chamboulées, il pouvait l'aimer en paix. Sans avoir à se cacher. Comme il aurait dû pouvoir l'aimer à Detroit. Il avait gardé ses mains sur les yeux d'Arthur. Son parti pris, en attendant de lui laisser voir cette cabane, temple où l'on ne pourrait venir profaner leur amour, était de doucement embrasser son cou, en silence. Il savourait, en silence, alors que la magie du lieu reprenait possession de lui. Perdue en pleine forêt au bord d'un lac, la cabane sentait le feu de bois et le café. Et Casey, lui, sentait cette odeur que Eames voulait graver en lui. Il l'avait emmené ici, l'avait obligé à fermer les yeux en se rapprochant des lieux. Une surprise. La surprise était aussi de voir au combien Eamon pouvait être homme tout autre quand le carcan d'une vie rébarbative ne l'enserrait pas. Un homme amoureux. Derrière l'armure qui depuis son enfance s'était construite autour de lui, sous ces couches de froideur, de distance, et de dureté, se cachait un autre homme. Un homme qui, depuis des mois, se tuait sous les coups pour effacer l'image d'un autre homme de sa tête. En vain. Brendan et Arthur avaient finalement fait éclater la vérité. Une vérité que bien évidemment, ils ne pouvaient même pas assumer aux yeux de tous. Alors il fallait chiper des instants, des baisers, des signaux discrets. Eamon remonta doucement ses lèvres à la hauteur de l'oreille du Franklin. Un murmure, sa respiration tiède venant effleurer la peau du jeune bourgeois : "À trois... un.. deux.. trois." Retirer ses mains qui obstruaient la vue et les yeux noisettes de Casey. Eamon déglutit. Nid d'amour. C'était bien ce qui était face à eux. Parfait cocon éloigné de tout, et surtout des parents de Casey. Comme des adolescents, ils devaient cacher leur amour à ces réactionnaires. Et, accessoirement, à la fiancée d'Arthur. Mais là n'était pas la question en ce début de week-end. Eames dévorait Casey du regard. Il se mordilla doucement la lèvre inférieure. Pour ne pas heurter Arthur, et même si l'envie l'avait tiraillé durant cette fin de semaine séparant leurs aveux de ce rendez-vous, il s'était retenu de retourner se battre. Les stigmates du dernier combat en date, celles qui finalement avaient tout déclenché, menaçaient toujours sa peau. Mais elles s'étaient effacées, déjà, comme un mauvais souvenir. Eamon glissa doucement, ses doigts dans ceux de Casey, et, relevant leurs mains ainsi jointes, embrassa du bout des lèvres les doigts fins d'Arthur. Démonstration d'affection qui ne lui ressemblait que si peu. Le Eames amoureux n'avait jamais réellement était visible auparavant. Il n'y avait que pour Franklin qu'il était ainsi. Tendre, et attentionné. Les attentions, discrètes, il les avaient multipliées durant les quelques jours de travail suivant cet instant de vérité. Un café apporté comme ça, parce qu'il s'était dit que son collègue n'avait peut-être pas le temps d'y aller lui même vu le dossier sur lequel il pouvait travailler. Miraculeusement, ils s'étaient assez souvent retrouvés seuls dans l'ascenseur, le temps, à peine quelques secondes, de l'aimer un tout petit peu. "Alors, qu'en penses-tu ?" Eamon esquissa un sourire, détachant son regard un instant de Casey pour faire un rapide tour d'horizon des lieux. Chaleureux endroit. Quitte à ce que cela arrive, Riordan se prit à espérer qu'une tempête de neige arrive. Bloqués, ensemble, dans ce lieu où on ne pouvait les déranger.. Fol espoir un petit peu désuet d'un homme qui n'attendait que cela. Du temps pour l'aimer.

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TO DETROIT AND BEYOND
Casey A. Franklin

ÂGE : 25
NOMBRE DE SMS : 91
DATE DE NAISSANCE : 11/02/1992
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : Joseph Gordon-Levitt




MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:17


Un havre de paix. Ce que Casey avait toujours rêvé. Et cette fois, il le partageait avec la personne la plus importante de sa vie, avec la personne qu'il partageait son âme. Eamon. Finalement, il s'était laissé aller à lui dévoiler ses peurs, ses sentiments et se spensées les plus intimes. Il n'aurait jamais cru qu'ils en arriveraient là tous les deux. Ensemble. Ils étaient ensemble. Cachés certes, loin de chez eux mais ensemble. Franklin avançait dans le noir complet, Eames le guidant avant d'arriver au lieu dit. Ce fameux endroit où ils pourraient s'aimer sans interdit, sans limite d'aucune sorte. Ne pas penser à ceux qui restaient là bas à Detroit, à ces personnes qui ne l'accepteraient jamais. Il n'avait pas le droit d'aimer librement son meilleur ami et pour le moment, ils devraient se contenter de ces moments volés pour autant plaisants. Les mains de Riordan finirent par le libérer de sa vision et il découvrit la cabane dont il lui avait parlé au bureau. Il souriait comme jamais, heureux de ce qu'il voyait, heureux de ce week end. Tout était parfait, Casey était si heureux et ce pour la première fois de sa vie, il espérait que tout cela ne serait pas qu'une illusion. Il finit par reposer son regard sur O'Cahan qui lui, avait toujours son regard posé sur ses yeux noisettes. Un sourire tendre aux lèvres, Franklin lui montrait ainsi qu'il ne pouvait imaginer mieux pour eux. Il sentit les doigts de l'avocat se glisser entre les siens, l'ataraxie totale lorsque ses lèvres touchèrent sa douce peau alors qu'il ne quittait pas son regard. Il était fou d'Eamon et il le lui rendait si bien alors qu'il était si froid avec le reste du monde.
Depuis qu'ils s’étaient acquittés de leur fardeau respectif, ils étaient si proches que Casey avait la très nette impression de ne faire plus qu'un avec l'irlandais. Toujours là à chaque virage, le jeune avocat n'avait pas raté une occasion de prendre soin d'Arthur. Et lui, il souriait invariablement, son coeur à la limite d'exploser dans sa poitrine et ce qui fit revenir Casey sur Terre fut la question de son amour.

C'est parfait, même plus que cela... J'en reviens pas que c'est juste pour nous deux... Tu me fais visiter alors?

Avec l'impatience et le sourire espiègle d'un enfant, Casey croisa le regard d'Eamon. Tout en ne lâchant pas sa main, il l'entraîna jusqu'à l'entrée. Prêt à l'aimer à la folie, prêt à oublier tout le reste, juste Eames, juste lui et le reste n'avait jamais existé, n'existerait jamais.

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TO DETROIT AND BEYOND
Eamon B. Riordan-O'Cahan

ÂGE : 19
NOMBRE DE SMS : 40
DATE DE NAISSANCE : 11/11/1998
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : TomSEXYHardy.




MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:17



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


    Innocence. Il n'était pas forcément simple d'imaginer que deux hommes ayant tout comme eux atteint un âge adulte bien acquis pouvaient tant avoir l'air d'adolescents. Innocence. La flamme de cet amour propre et neuf, de cet amour quasi virginal, de cet amour prohibé, de cet amour tant et plus porteur de vie et d'espoir autant qu'il était porteur de tristesse et désolation. Paradoxe singulier qui réunissait et séparait les deux hommes ici présents. Finalement, oui, adolescents; cette période par chacun d'entre eux deux avait été si chaotique et pourtant décisive qu'ils n'en avaient finalement pas profité dans certaines mesures. Se rencontrer avait déjà été une grande chose. Mais Eames connaissait le parcours de son amour que le sien. Quand lui se construisait son palace des ruines des corps, des rêves, et des coeurs d'hommes et d'autres, sans foi ni loi, Arthur, lui, se débattait avec ces parents réactionnaires et beaucoup trop présents qui, encore aujourd'hui, lui pourrissait la vie. Leur pourrissait la vie. Espièglerie, impatience. Complicité toute renouvelée. Meilleurs amis depuis cette rencontre, ce soir-là. Rencontre qui n'aurait pu qu'être cela, et ne rien laisser derrière. C'était à tout cela encore que Riordan pensait maintenant, embrassant avec tendresse la peau laiteuse. Désordre organisé d'une tête trop pleine. Mais doucement, ici, en paix, il se vidait. Faire le tri, ne garder que l'essentiel. Son essentiel. Qui avait un nom. Qui s'appelait Casey. Son essentiel, sa raison de vivre. Enfin, après, un instant, Franklin répondit. Et la main d'Eamon glissée dans la sienne ne fit que resserrer son étreinte. "Rien que nous deux." Oh oui, il l’emmènerait à la découverte de ce monde qui ne se voudrait qu'à eux. Mais en cet instant, ce qu'il fit fût plus marque d'une affection tendre et si nouvelle pour lui. Déposer un baiser, au creux de sa joue. À l'endroit exact où, quand Casey souriait comme maintenant, sa fossette se creusait. Petits détails qui depuis qu'il avait ouvert son coeur et ses yeux, lui apparaissait de façon un peu plus exacerbée encore. Ces choses-là qui faisaient de Franklin ce qu'il était, imperfections et détails qui le rendaient à ses yeux encore un peu plus attachant. Un peu plus parfait encore.

    Échanger un regard, esquisser un sourire. L'entraîner à sa suite, sa main vissée à la sienne, comme deux adolescents. Lui ouvrir la porte de son palais comme il la lui avait ouverte, une quinzaine d'années bientôt auparavant. Un autre monde, deux autres hommes, mais au fond, tout était resté pareil. Ils n'avaient qu'ouvert les yeux, tombé le masque. Abandonné le combat contre eux-mêmes pour enfin parler vrai. Et crier cette vérité qui les tuaient. Il l'aimait. Ils s'aimaient. Et rien n'était possible contre cela. L'odeur du bois, l'odeur du café. L'odeur de cette maison, ce havre de paix, ce cocon qui leur avait toujours manqué. Et le feu crépitait, et les flammes léchaient de leur langues brûlantes les bûches dans l'âtre de la cheminée. À l'image du brasier qui consumait Eamon, à l'image de ce bûcher sur lequel il avait brûlé, à l'image de la flamme amoureuse qui éveillait encore son regard quand il le posait sur le brun. Et comme un déclic, besoin animal ou débordement d'amour, il posa doucement ses mains sur les hanches fines de Casey. L'attirer contre lui, et que leurs lèvres ne se rencontrent encore. Il voulait l'aimer. L'aimer comme si il n'en avait qu'une seule chance. L'aimer pour le premier jour, l'aimer comme à la veille de la fin du monde. L'aimer à l'infini, l'aimer plus que tout. Sentir son corps frêle contre le sien, respirer son odeur et sa peau, passer ses doigts dans ses mèches brunes et jouer avec en silence, suivre du bout du doigt la carte de son corps, graver chaque relief en lui. Ne jamais rien oublier, le fixer tout entier en lui. Alors qu'il étirait leur baiser en le terminant magistralement, mordillant la lèvre inférieure de Casey avec la douceur qui lui allait peut-être assez bien finalement, il reprit : "Je veux t'aimer. Maintenant." Léger sourire alors qu'il embrassait une nouvelle fois ses fines lèvres. L'aimer maintenant, et chaque jour durant. Encore et encore. L'aimer de tout son coeur, de tout son corps.

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Casey A. Franklin

ÂGE : 25
NOMBRE DE SMS : 91
DATE DE NAISSANCE : 11/02/1992
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : Joseph Gordon-Levitt




MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:17



La force de l'amour résidait dans son mystère, son inaccessibilité. Rien n'était plus beau que de ne pas comprendre cette profonde affection pour un être non désiré. Casey expérimentait tout cela avec une innocence qui lui était étrangère. Revenir plus de dix ans en arrière, redécouvrir la vie sous un angle nouveau, vivre enfin, ne plus attendre que l'essence même de son existence lui file entre les doigts. Il lui avait fallu un temps infini pour accepter la réalité, pour laisser le voile du mystère se soulever mais désormais, il ne pouvait plus s'imaginer l'avant, l'avant d'avoir goûté les lèvres d'Eamon, l'avant d'avoir vu derrière son regard, ce rempart, l'étendue océanique des sentiments qu'il pouvait partager avec lui. Cet avant avait un goût de temps perdu, d'amer regret de ne pas avoir osé prendre les devants avant que le glas ne sonne au dessus de leurs têtes. Ce qui comptait finalement était sa présence, son souffle régulier qui se mêlait au sien dans cette nature encore inconnue, son toucher divin sur sa peau naïve. "Rien que nous deux"... Ces malheureuse syllabes résonnèrent en lui comme la libération absolue, la trêve arrivait enfin, le fantasme devenait réalité. Plus de barrière, plus de retenue et ce baiser sur sa joue délicate comme signe d'une affection aussi dingue qu'interdite. Pêcher n'avait jamais été si tentant, si merveilleux et en cet instant, plus que jamais, aucun autre prénom que celui d'Eamon circulait dans ses neurones. Ses artères respiraient son nom, ses poumons propulsaient son âme. Plus rien que l'irlandais, le ciel et ce havre de paix.

Pénétrer dans l'humble demeure, respirer la douce odeur d'interdit, écho de ce qu'il pouvait ressentir à une puissance implacable. Ne plus vouloir quitter les lieux, jamais, ne plus vouloir quitter des yeux Riordan, se perdre dans l'immensité de ses yeux et sentir ses mains se poser sur son corps, un frisson inévitable perturbant la tranquillité de sa colonne vertébrale. Puis, le baiser vint boucler ce désir quasi incontrôlable. Son tout, sa vie résidait dans cette étreinte, cet espoir aussi douloureux qu'incommandable qu'il pourrait vivre ainsi, avec lui, pour toujours. Attiré irrésistiblement vers l'avocat, sentir ses lèvres sur les siennes, le méli mélo de sensations le transpercer et finalement poser ses doigts sur lui, comme une pulsion qu'il ne pouvait réfréner. Son corps tremblait de cette proximité nouvelle. Casey se savait déjà tout à Eamon et tout ce qu'il faisait le laissait présager. La réponse de ses lèvres ne se firent pas attendre, s'immisçant entre celles d'O'Cahan. Union parfaite de deux êtres, de deux âmes, brûlant du feu de la passion, de cet amour plus fort que tout. Casey était prêt à braver des tempêtes pour goûter à la peau si douce de son Eamon, goûter à ce contact si pur et si plaisant. L'extase au bord des lèvres lorsqu'Eamon mit fin au baiser, Franklin ne put s'empêcher de lui sourire, le naturel de la situation en était déconcertant à vrai dire. "Je veux t'aimer. Maintenant." Promesse de l'ombre, promesse d'un désir réprimé depuis si longtemps. Promesse que Casey ne pouvait laisser passer pour rien au monde.

Eames, j'aimerais l'éternité. Toi pour toujours, comme ça, mais je vais me contenter de maintenant pour le moment...

Le contact de ses lèvres à nouveau, se laisser aller au bonheur envahissant chaque parcelle de son être. Glisser sa main sur Eamon, comme s'il ne le connaissait pas, comme s'il redécouvrait chaque ligne qui le composait. L'aimer n'avait jamais été aussi magique, aimer n'avait jamais été aussi libérateur. Le poison était devenu délice et Franklin n'était plus qu'envie.

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Eamon B. Riordan-O'Cahan

ÂGE : 19
NOMBRE DE SMS : 40
DATE DE NAISSANCE : 11/11/1998
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : TomSEXYHardy.




MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:19



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


    Un feu d'artifice intérieur. Il implosait, il explosait. Ne plus vivre, pendant quelques heures, sous l'oeil de ce Big Brother apprivoisé. Non, vivre sous l'oeil de Casey, sous son oeil à lui. Il voulait pouvoir sentir son regard envieux posé sur lui, et poser ses yeux bleu-vert emplis d'amour sur son vis-à-vis. Respirer sa peau, goûter à sa chair. L'embrasser à ne plus avoir de souffle, l'embrasser à en crever. Apprendre chaque ligne de son corps si fin. Se perdre dans les abysses de ses yeux noisettes, toucher du bout du doigt une vision d'une vie. Celle qu'il pourrait avoir avec Arthur. Eames devenait drogué. Le goût de ses lèvres fines, ses mains, sa voix, son goût. Il voulait l'aimer comme jamais auparavant. Leurs liens d'amitié avaient volé en éclat, mais qu'importe puisque ces débris s'étaient dispersés autour d'un nouvel autel. Celui de l'Amour. Et Riordan, décidé, était prêt à sacrifier son coeur. Par amour pour lui, par amour pour eux. L'aimer à en crever.

    Une bouffée d'oxygène interdite, une parenthèse qu'il fallait garder secrète. La meilleure excuse qu'Eamon avait trouvé pour qu'il puisse s'enfuir l'espace d'un week-end, c'était que, bien connus comme étant deux petits génies du barreaux, on avait demandé si spécialement, si ils pouvaient se déplacer à l'autre bout du pays durant un week-end pour apporter leur vision sur une affaire importante et tendue.

    Eames se releva doucement, s'extirpant des draps et des couvertures. Abandonner ce torse et ce cœur contre lequel son oreille était restée pendant des heures. Arthur. Il s'enroula dans le premier plaid qui lui tomba sous la main et posa pied sur le plancher. Les reliques de leurs tenues d'hommes bien présentés jonchaient le sol. Un sourire en coin étira les lèvres de l'Irlandais. Il se pencha en silence pour ramasser le caleçon qu'il avait abandonné, l'enfila et, serrant le plaid autour de ses épaules, traîna des pieds jusqu'à la minuscule cuisine. Il ne vivait peut-être qu'un rêve. Un rêve éveillé. Où les dernières braises d'un feu de bois rougeoyaient parfois encore un peu dans l'âtre de la cheminée. Où il pouvait serrer Casey contre lui librement, sans attendre le jugement qu'il fuyait pour leur salut dans leurs beaux quartiers. Petit cocon dans lequel ils s'étaient réfugiés, à l'abri de tout, absolument tout alors, oui. En dehors du temps, loin de tout, loin de tous. Et jamais encore ils n'avaient été aussi proches. Eamon releva le nez alors qu'il attrapait une bouilloire, et croisa son propre regard. Le reflet qu'il se renvoyait à travers la vitre de la fenêtre le fit encore un peu plus sourire. Comme un con. Il souriait comme un con, alors oui. Parce qu'il ne savait pas trop, n'était pas sûr, mais se sentait heureux. Il passa une main dans ses cheveux pour dompter les mèches rebelles, et déglutit. Il reposa ses yeux vert d'eau sur la bouilloire qui chauffait à son train. Des petites choses simples. Et être aimé..

    Porter tranquillement le plateau, revenir se glisser au plus proche de Franklin, qui semblait d'ailleurs se réveiller. Eames s'assit tranquillement à côté de Casey et attrapa une des tranches de pain sur le plateau. Penser ainsi à toutes ces petites choses, petites attentions qui formaient un tout ne ressemblait pas à Eamon. Mais Eamon, ici, n'était pas le Eamon de Detroit. Un autre homme. Et surtout un homme amoureux.

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TO DETROIT AND BEYOND
Casey A. Franklin

ÂGE : 25
NOMBRE DE SMS : 91
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ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : Joseph Gordon-Levitt




MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:19



Le plus beau jour de sa vie. Le jour où son âme était finalement réunifiée. Casey avait trouvé sa raison de vivre, sa respiration avait un but, son coeur battait pour quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Ce quelqu'un, cette personne spéciale pour qui il donnerait ses deux poumons sans hésiter une seule seconde. Eamon. Sa vie depuis leur rencontre. Qu'il ait les yeux ouverts ou fermés, il ne voyait que lui, il hantait ses rêves, chassait ses cauchemars, ombre chinoise qui le suivait à la trace, ombre rassurante qui lui permettait de marcher droit. Alors c'était cela l'amour? Ne pas hésiter une seule seconde à se jeter dans la gueule du loup, quitte à faire du mal à tous ceux qui nous entourent. Franklin ne pensait pas à eux, non. Il ne pensait qu'à Riordan, son chemin, son bonheur, tout n'était que lié à l'âme de l'irlandais. S'unir aussi bien psychiquement que physiquement, vivre un rêve éveillé, s'animer au rythme de ses baisers, ses caresses. Ne pas avoir conscience du lendemain et laisser son regard se perdre dans le sien, terre promise de l'éternité. L'aimer à la folie, l'aimer à en oublier son identité, sa vie, ce qui l'avait mené jusqu'ici aujourd'hui. Et attendre que le calme revienne, que la passion les quitte en sachant pertinemment que le lien créé ce jour là ne s'évaporerait jamais. Absolument jamais.

Le lever du jour. L'odeur du bonheur dans les narines de Casey. Le mensonge n'avait jamais eu une texture si plaisante, le jour n'avait jamais apporté autant de rayons de soleil sur le visage parfait de Franklin. Toute sa vie n'avait été qu'une succession d'occasions manqués, de battements de coeur trop faibles et aujourd'hui, les choses changeaient de manière considérable. Vite, certainement trop vite mais Arthur n'en tenait même pas compte. Layla. Le vide. Les souvenirs. Ses parents. Non. Rien. Juste ce week end dans ce havre de pays en compagnie de cet homme, l'homme de sa vie à coup sûr.
Ses yeux noisette finirent par s'ouvrir avec une lenteur extrême, appréciant le silence environnant. Ils s'ouvrirent sur un Eamon assis à ses côtés, appréciant un petit déjeuner au lit. Son sourire fut instantané, son coeur battant la chamade, comme une habitude désormais. Il s'assit à son tour, ne lâchant pas du regard Eames, appréciant les reflets du soleil sur son visage. Encore plus beau qu'à l'accoutumée, encore plus vrai qu'hier. Impressionnant de douceur, d'attention, Casey découvrait cette partie cachée de lui qu'il avait toujours senti. C'était certainement pour cela qu'il en était si amoureux aujourd'hui, il se savait capable de faire sortir ce côté là, il se savait capable de le sauver de lui même et dieu ce que Casey souhaitait le protéger, à sa façon. Avec tendresse, le jeune avocat vint poser son visage sur l'épaule de son compagnon, la paix, voilà ce qu'il y trouvait. Il se sentait bien, finalement à sa place. Heureux. Amoureux. Pour de vrai.

T'aurais dû me réveiller tu sais. Je t'aurais aidé. Merci pour l'attention Eames. Tout est tellement parfait que je crois rêver...

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Eamon B. Riordan-O'Cahan

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:20



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


    Singulière bipolarité que l'amour pouvait provoquer chez un être. Par la simple sensation d'être aimé et de l'Être Aimé, une personne se métamorphosait, homme ou femme devenant un autre; C'était une seule même pièce et ses deux faces. Faces et phases de changement et de chargement. L'homme froid se ferait braises incandescentes, la rigueur se ferait laxisme et la dureté ne serait plus que douceur. Eamon resterait Eamon, mais serait pourtant un autre. Un autre prêtant gare à des détails qui font une attention et une vie quand usuellement, tout cela ne lui apparaissait que fioritures et inutilités. Les détails étaient plus affaires de pièces à convictions, de témoignages bancals et de ce genre d'attributs dans la vie de tous les jours. Mais aujourd'hui nous n'étions pas "tous les jours", strictement parlant. C'était un jour de week-end, un jour à part, une nuit gravée dans son corps et dans son coeur, un sourire, un sentiment, un ressenti, une odeur, un lieu; un Homme. C'était un de ces jours où les levers vous laissent songeurs, le soleil vous paraît briller différemment et l'air avoir une nouvelle consistance; le café n'a pas le même goût qu'à son habitude, les draps n'ont pas la même texture que la veille. Ce n'est pas votre monde qui a changé. C'est vous. Qui percevez alors avec un oeil neuf ce monde devenu décor. Faire de cela, alors, plus qu'un décor. Plus qu'une toile de fond. Et ne plus, au grand jamais, faire partie de ce décor, du mobilier, ou de la tapisserie. La nourriture a un nouveau goût, les couleurs et les lumières sont plus vives, l'air porte un peu plus d'oxygène à vos poumons. Il s'est envolé, ce carcan infernal, ce masque de fer obstruant chacun de vos sens, menaçant votre vie, cachant à vos yeux la réalité du monde. Vous empêchant de respirer. Vous menant avec douceur et violence à la fois, à une mort inéluctable.

    Mordre en silence dans une tranche de pain, et le regarder, lui, s'éveiller au monde. À ce nouveau monde. Leur monde. N'avoir qu'à sourire pour lui dire qu'il l'aimait, n'avoir qu'à le regarder pour savoir que toujours il l'aimerait. Tout cela n'avait pas de sens, n'en avait jamais eu, et n'en aurait jamais. Errer, aveugle, durant des décennies, ou voir nettement la mort en face et l'accueillir à bras ouverts, fier d'avoir pu voir ce qu'il y avait à voir, vivre ce qu'il y avait à vivre, aimer ce qu'il y avait à aimer, et la laisser nous cueillir un peu plus tôt. Eamon avait fait son choix. Lui, la route, leur point de départ miséreux et leur zone d'arrivée inconnue. Il filait droit vers le néant dans beaucoup de possibilités, mais il y filait avec l'impression de la peau de Casey contre la sienne, de ses lèvres contre les siennes, et de son coeur entre ses mains. "Tu rêves pas, Cas'. C'est ça le meilleur, ou le pire, d'ailleurs. On rêve pas." Eamon déposa son regard vert d'eau sur le visage aux traits fins d'Arthur. Il l'aimait ainsi. Frais et nature. À peine réveillé. Avec ses cheveux en bataille et l'ombre de la barbe pointant suivant la corolle et le trait de son menton et de son bas-visage. Eamon déglutit, et avec la précaution et pourtant la détermination sous-jacente qu'aurait eu n'importe quel artiste, glissa ses doigts parmi les mèches d'Arthur, mouvement teinté d'affection se terminant quand, revenant vers lui, ses doigts raccrochaient la mâchoire délicate de Franklin et qu'il se penchait, venant embrasser ses lèvres. "Bien dormi ?" Mots glissés alors que leurs lèvres se quittaient, les yeux dans les yeux. Riordan ne l'avait figuré qu'en se levant, mais où qu'il soit, il aurait pu s'assoupir en présence de Casey. Sentiment rassurant que vous procurait l'amour, totale impunité si naïve, fragile et innocente.

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Casey A. Franklin

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 22 Déc 2012, 13:20



Comme un château de cartes qui s'empilaient à l'infini alors que la bâtisse menaçait de s'effondrer au moindre coup de vent, Casey se sentait emporté dans le tourbillon de la vie. Comme toutes ces cartes, il menaçait de crouler au moindre obstacle que lui proposait la vie et pourtant, il continuait de grimper, il continuer de poser une nouvelle carte, la peur au ventre. Toutes ses certitudes avaient été balayées quelques jours auparavant. Son hétérosexualité s'était envolée, son envie de mariage avait déguerpi aussi vite qu'elle était arrivée et aujourd'hui, tout ce que l'avocat désirait était vivre en harmonie avec l'homme qui avait partagé sa couche cette nuit là. Le regarder au lever du jour, les yeux mi clos et Franklin n'avait rien vu de si beau. Le coeur au bord des lèvres, il avait posé sa tête endormie au creux du cou de l'irlandais avec cette maudite satisfaction d'être arrivé à destination finalement. Comme un rêve, comme un lieu de fantasme où se mêlaient rires, larmes de joie et amour éternel, Arthur ne vivait que pour plonger ses yeux noisette dans ceux d'Eamon, il ne vivait que pour entendre sa voix enivrante prononcer son nom avec tendresse et passion. Vivre un rêve alors que tout était bien réel, Casey n'arrivait pas à se mettre dans le crâne qu'il avait finalement sauté le pas et réduit à néant inconsciemment tout ce qu'il avait mis à construire par ailleurs. Il s'en fichait, il avait enfin son Eamon à ses côtés, son seul rêve était exaucé, il oubliait tout le reste.

Non, il ne rêvait pas et Eames lui fit remarquer à son tour. Les avocats étaient dans une bulle et sans aucune doute, elle finirait par éclater mais Casey ne le voyait même pas. Juste le regard de Riordan, juste sa peau contre la sienne alors que sa main se promenait sur le bras de l'irlandais. Ne pas rêver, c'était donc cela? Avoir tout donné pour vivre un moment ultime, la consécration d'un moment fugace mais extatique? Il sentit le regard d'Eamon se poser sur lui et son sourire s'accrocha désespérément à cette teinte magique que ses yeux arboraient.

Merde, on rêve pas. Je me sens trop bien là, je comprends pas ce qui se passe. Je sais pas ce que tu m'as fait Eames mais tu me rends trop vivant là.

Eamon était si beau, comme cela, souriant, heureux au réveil. Ses lèvres atteignirent les siennes une nouvelle fois. C'était tout bonnement une pulsion qu'ils ne pouvaient désormais plus contrôler depuis qu'ils y avaient goûté quelques jours plus tôt, au bureau. Il sentait la main d'Eames sur son visage et instinctivement sa propre main vint attraper la sienne. Lorsque le baiser prit fin, Casey enserrait ses doigts dans ceux de l'irlandais tout en caressant son visage de sa main encore libre. Son visage à quelques centimètres du sien, la voix de l'irlandais portait à ses oreilles comme une douce mélodie. Son sourire resta bien présent alors que Franklin ne bougeait pas d'un cil.

Mieux que jamais. T'es le meilleur oreiller du monde, faut croire. On raconte pas que des conneries sur les irlandais en fait!

Il eut un petit rire alors qu'il baissa son regard, gêné. Qui aurait cru que Casey pouvait devenir si insouciant d'un coup après avoir commis l'irréparable?

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Dim 23 Déc 2012, 13:49



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


Un étranger. Quelque part perdu dans une forêt canadienne, étranger de ce pays, étranger de ce monde, étranger de la patrie de son esprit, exilé de son propre coeur. Venir chercher l'asile politique en toquant à la porte du coeur de l'autre, sillonner les routes de ses sentiments, fouler la terre de son esprit, laisser la trace de ses pas, marquer sa peau de son passage et de ses foulées, voguer entre les tempêtes de leurs incertitudes pour rejoindre ses côtes, débarquer en terre d'accueil. Un étranger, étranger à lui-même, à celui qu'il était de l'autre côté de la frontière, qu'il était à Detroit. S'exiler, oh, si seulement ils le pouvaient. S'enfuir définitivement, chercher l'asile ailleurs, se construire et planter racines loin de ce monde certain et bétonné où aucun bourgeon n'apparaîtrait jamais, où un brin d'herbe même ne percerait pas. Oh, si seulement. Brûler les papiers, brûler son identité, brûler sa vie passée. Et partir, à la conquête du reste du monde, marcher à ses côtés, sans complications, sans attaches, sans problèmes, sans responsabilités. Rien d'autre sur soi que le nécessaire pour vivre. Et puis si il fallait vivre d'amour et d'eau douce, qu'il en soit ainsi, ils pouvaient devenir pauvres, ils pouvaient être n'importe où, ils pouvaient tout être tant qu'ils seraient ensemble. Eamon était celui qu'il n'avait jamais été, n'avait jamais osé, n'avait jamais tenté. Eamon se prenait à se perdre dans ses pensées et ses rêves, ses espoirs fous et impossibles. Rêver de ce sourire chaque en réveil matin. Pouvoir tendre le bras de l'autre côté du lit, et le sentir là ou bien encore, si déjà parti, la chaleur de ses 37° corporels en emprunte dans les draps. "T'es pas un rêve, t'es sûr ? T'es beaucoup trop beau au lever pour être vrai, tu sais... Y'a qu'en rêve que quelqu'un comme toi est censé exister.."

Intemporel, hors des sentiers battus. Et son rire, qui vint sonner doucement à ses oreilles comme l'une des plus désirables mélodies, alors qu'un baiser encore était échangé et qu'il lui demandait si la nuit s'était bien passée. Ireland. Patrie de ses racines, même si jamais il n'y avait mis le pied. Bizarrement. Ses parents en étaient des expatriés, mais aujourd'hui encore rien ne l'y raccrochait. Parce qu'il était orphelin, et que sa vie s'était construite loin de cette terre. Mais il la portait dans ses gênes, et en restait bizarrement fier, toujours attaché. "On fait apparaître des leprechauns, aussi, c'est bien connu." À son tour de rire. Nature, et sincère. Lui-même. Loin, loin, loin, l'homme au visage de glace. Son coeur s'était réchauffé au contact de Casey. Au contact de cet amour partagé, absolu graal recherché par tant et tant d'hommes et de femmes. Trouver sa moitié, trouver son tout. Cette partie qui se comblait au fond du coeur, cette illusion qui se faisait réelle. Déposer un baiser sur le haut de son crâne, le ramenant doucement contre son coeur alors. Il était cet arbre massif qui pourtant avait perdu toutes racines, Casey était le bambou. Souple, certes fin. Mais qui ne se brisait plus jamais, au grand jamais, alors que lui perdrait but et se renverserait à la prochaine tornade. Forces complémentaires, tous comme eux. Ils étaient le Yin et le Yang, rien n'aurait présagé qu'un jour Arthur et Eames serait Arthur + Eames. Eux. Un tout, alors, finalement. Eamon s'était encore pris à se perdre dans ses pensées, comme cela lui arrivait souvent, le regard sur le lointain. Finalement, laissant sur la peau de Franklin ses doigts tracer des motifs au hasard, Riordan reposa son regard sur lui. "C'est ça que je veux. Toi, moi, tout ça." Les mêmes paroles, que ce jour chez Murphy & Tornton. Les mêmes. Mais cette fois encore, elles sonnaient encore différemment. L'Amour était total.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Lun 24 Déc 2012, 13:11



Des années d'attente, une vie à espérer. Son ciel s'était éclairci en un éclair et aujourd'hui, Casey était devenu un homme radicalement différent. Jusqu'alors, il n'avait jamais même envisagé une rébellion contre l'aristocratie qu'incarnait ses parents. il avait fallu d'une nuit, de quelques baisers, de quelques caresses, de quelques frissons et Franklin ne se voyait même plus assis à la même table que ses parents. La réalité était là, sous ses yeux. Jamais personne ne pourrait combler le vide de son coeur comme le faisait Eamon, jamais personne ne pourrait être tout pour lui. Seulement Eames. Seulement lui et ce, pour toujours. Il y a peu, tout cela lui aurait paru absurde mais la vérité ne pouvait plus être démentie. Il n'avait jamais aimé Layla. Il n'avait jamais regardé quelqu'un comme il regardait l'Irlandais. Il ne regarderait plus personne de cette façon. L'avocat n'avait pas besoin du destin pour le savoir, il était désormais lié intimement et éperdument à cet homme, le seul qu'il n'avait pas droit d'aimer.
Il ne pourrait jamais s'en empêcher, pas tant que Brendan le regarderait de cette façon, lui susurrerait ces mots avec conviction et tendresse. Casey pouvait mourir maintenant, il disparaîtrait le plus heureux au monde, le plus heureux qu'il ne serait jamais. Franklin rougit légèrement en entendant la remarque teintée d'amour d'Eames. Vulnérable comme jamais, il laissa son sourire envahir son visage mal réveillé alors qu'il caressait affectueusement le visage de son amour. Il le connaissait déjà par coeur, comme s'il avait passé des années à enregistrer sans le réaliser chaque trait et depuis qu'il avait le droit de le toucher, Casey se remémorait chaque geste fantasmé, chaque aspérité retenue.

Arrête, tu me fais rougir. T'es pas censé me dire des trucs comme ça Eames. Comment veux tu que je quitte tes bras après ça? C'est toi mon rêve. Je pense à toi sans arrêt. Tout le temps.

Jamais, ô grand jamais, Franklin ne s'était cru capable de vivre une obsession. Mais Eames en était une, la sienne, uniquement la sienne. Sa vie tournait autour de celle de l'Irlandais, son coeur s'animait à son contact, son corps ne vibrait qu'en sa présence et c'était tout. La meilleure nuit de sa vie, sans conteste. La seule où il avait pu dormir sur ses deux oreilles, Eames le protégeant de ses bras. Sa petite plaisanterie fit une nouvelle fois rire Casey, c'était de cette manière qu'il comptait l'aimer. Chaque jour, chaque seconde de sa vie.
Les doigts d'Eamon sur sa peau, un frisson palpable instantanément alors qu'Arthur se perdait dans son regard. "C'est ça que je veux. Toi, moi, tout ça.", une nouvelle fois. L'entendre une seconde fois et ressentir toutes la portée de ses paroles. Un amour sans peur, un amour sans limite, un amour qu'il ne pouvait partager. Un amour voué à l'échec si Casey ne stoppait pas rapidement le cours de sa vie. Dire adieu à sa fiancée, à ses parents et vivre en communion complète avec son âme, avec son Eames. Pourquoi la fatalité? Pourquoi cette maudite fatalité autour d'eux? Casey, pourtant, ne s'avouait pas vaincu. Jamais. Il ne pouvait pas vivre sans O'Cahan, il lui montrerait et il ferait son choix. Le bon choix. Le seul choix. Casey fit descendre sa main du visage d'Eamon, une nouvelle fois parcourir son torse, son corps alors qu'il embrassa une nouvelle fois ses lèvres. Étreinte de l'infini, étreinte comme une promesse d'un avenir radieux. Puis, parler, tenter de parler alors que son coeur faisait des bonds de géant dans sa poitrine.

On l'aura. Qu'on me tue si je ne nous choisis pas. Qu'on m'arrache le coeur si je dois te dire adieu. Qu'on me balance à la flotte si on me refuse de te toucher, si on m'empêche de te parler. Je veux me marier Eames. Mais pas avec elle, pas avec eux. Y a que toi que je veux. Dix ans que je te veux. Y a pas d'autres choix...

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Mer 26 Déc 2012, 08:27



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


Son souffle, brise tiède contre sa peau. Il était son horizon, son panorama. Il était son infini, son seul désir. La somme de ses rêves, le fantasme de ses cauchemars. La lueur criarde qui brillait au-dessus de lui quand ses poings battaient les corps. Cet espoir d'amour, qu'il n'avait osé chercher, peut-être car sachant qu'il le retrouverait par la force des choses. Le phare qui guidait son bateau, l'homme qui tenait la lanterne et le menait à sa tombe. Vers les cimes, vers les abysses. Le frêle fantôme d'un rêve. La belle silhouette d'un avenir qui ne trouvait pas d'écho dans le futur, pourtant. Ses lèvres, sa drogue, opium de leurs écrits, addiction qui leur avait manqué pour se conjuguer au passé, rédigeait leur présent et cherchait l'encre de leurs futurs. Conditionnel. Ses mots, raz-de-marée dans l'esprit d'Eamon, noyaient toutes les autres possibilités. Il n'y avait qu'eux. Il n'y avait que lui. Il n'y avait que Casey. Imaginer. Imaginez.. après les promesses silencieuses, leurs serments ombrageux, l'assumer comme son homme, son amour, sa vie, était tout ce qu'il voulait et espérait. La seule voie qu'il avait en dehors de la mort. Tendre Arthur, qui, de sa voix si attachante, lui donnait son coeur encore une fois. Avec un peu plus d'avenirs encore. Se marier. Avec lui. Emmerder le reste du monde, envoyer paître ces familles réactionnaires. Calme apparent. Il sentait le coeur de Franklin faire des bonds dans sa cage thoracique, amoureux de la vie et du sentiment. Calme apparent. Car derrière ses airs habituels qui s'étaient pourtant un peu estompés, beaucoup plus sentimentaux pourtant ici, Brendan était homme de calme. Homme de tête. Il avait trouvé son coeur. L'avait retrouvé. L'avait récupéré. Homme de coeur. Le sien aussi n'avait pas le rythme des jours de travail. Plus calme et pourtant plus fort. Il battait pour une autre raison que le tenir en vie. Pour Casey.

"Ne jamais te quitter. Avec moi, avec toi.. nous. Pour toujours. Oui, Cas'. Oui. C'est avec toi que je veux vieillir, c'est dans tes bras que je veux mourir. Jamais te lâcher. Je veux voir ta mine pas réveillée tous les matins au premier regard. Ta voix la première que j'entende. Ton odeur la première que je sente. Ta chaleur et ta peau, les premières que je sente. Tes lèvres, ce que je goûte en premier. Ton contact, le premier qu'il soit. T'es le premier, t'es mon premier. Depuis.. depuis toujours. C'était peut-être voulu. Sans tes parents, tu serais pas venu jusque chez moi, je t'aurais pas hébergé, ça n'aurait pas été pareil. Depuis qu'on est nés, on est peut-être voués à ça. Se tenir quelques instants, et puis devoir s'attendre durant ce qui nous semble des années.." Jouer avec les mèches de ses cheveux, doucement, les entortiller autour de ses doigts, quand ceux de Casey glissaient, fines et douces phalanges sur sa peau. Et la chair de poule, si agréable, qui glissait le long de son corps, à l'unisson de ses caresses. Tranquille, Eamon rattrapa le plateau, et le posa au sol. Loin, la tête, à manger. Vivre d'amour et d'eau fraîche lui semblait possible, avec Casey. Riches ou pauvres, qu'importe. Tant qu'il était là. Enroulés dans les draps, doucement, se glisser au-dessus de lui. Jambes entremêlées, contact direct de leurs peaux. Se tenant d'un bras, regardant avec tension ce visage angélique et ces yeux noisettes dans lesquels il se serait perdu avec hâte et plaisir, laisser sa main suivre la tangente de ses côtes. Et revenir l'embrasser, encore, amoureux. Le goût de ses lèvres, leurs étreintes aimantes. C'était la seule vie qu'il pouvait désormais envisager. La seule et l'unique.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Jeu 27 Déc 2012, 21:28



Vivre à en crever. Vivre pour autrui. S'oublier complètement et vivre à travers lui, à travers cette personne qui emplissait votre coeur, bouffait chaque parcelle de votre âme. Il n'y avait que lui. Que son image, son contact, ce qu'il était. Toutes ces pensées qui divaguaient, tous ces choix qui pleuvaient, toutes ces hésitations qui allaient et venaient n'avaient qu'un but. Lui. Toujours lui. Continuer à crever un peu plus chaque jour pour pouvoir être avec lui. Dire adieu au monde entier pour pouvoir partager son corps, partager son âme avec lui. Le reste ne comptait pas. Le reste n'était qu'illusoire. Le reste n'était que perte de temps. Casey ne voyait qu'Eamon. Casey n'était qu'à Eamon. Casey ne jurait que par sa voix, que par son regard, que par sa bouche, que par son contact. Il pourrait vivre un millénaire à sa merci qu'il en serait heureux. Il fallait qu'il lui dise, il fallait qu'il fasse sortir cette bombe qui bloquait sa respiration. Oui, il l'aimait mais pas seulement. Il voulait l'épouser. Il voulait avoir une famille avec lui, il voulait lui appartenir à cent pour cent. Sans cela, il ne vivait pas, il subsistait. Des millénaires de douleur, des millénaires de peine et d'angoisse, il les tiendrait si c'était cela qu'il fallait pour qu'il puisse être avec l'irlandais. Chaque minute de sa vie ne coulait que lorsqu'il sentait ses yeux le dévisager, ses mots le toucher et ses mains le combler; c'était ainsi qu'il était désormais. Le Casey à Eamon et rien d'autre ne pouvait compter.
Après avoir fait ses aveux, Franklin se posta dans un silence apaisant, guettant la réaction de sa moitié. Ses mots l'atteignirent en pleine poitrine. Eamon avait raison, il y avait certainement une malédiction derrière tout cela, c'était comme s'ils ne pouvaient vivre heureux que quelques minutes avant de sombrer dans une tempête de souffrances. Et pourquoi ils ne pourraient pas être heureux eux aussi, ensemble? Etait-ce trop demandé de pouvoir vivre en harmonie avec son propre coeur? Pour autant, Arthur avait conscience de cette limite, ce qui ne l'empêcha pas de sourire à Eamon en caressant sa peau avec tendresse.

Je veux pas t'attendre. Je vais les jeter je te dis. Je vais leur dire.. Je vais.. Je te promets Eamon. Je peux pas continuer à vivre en cachette avec toi. Notre histoire mérite d'être public, elle mérite plus que quelques baisers volés dans un couloir, elle mérite plus que le mensonge. Elle mérite qu'on s'aime corps et âme, pour toujours et devant tout le monde. Je suis sûr qu'ils comprendront... Dis moi qu'ils comprendront. Que j'ai le droit de me marier avec l'homme de ma vie...

Ses yeux s'embuèrent instinctivement en prononçant ce court discours. Tant d'espoir, tant de peur résonnait en lui à cet instant que seul Eamon pouvait calmer par sa simple présence, par son simple souffle près de lui. Ce qu'il fit à merveille. D'abord, jouer avec ses cheveux. Puis calmer le jeu avant de l'enflammer une nouvelle fois. Tout paraissait si simple avec lui. Et Casey savait ce qu'il voulait. Ca. A jamais. Sans condition. Se laisser enflammer par le toucher enivrant de Riordan. Pour toujours. Et le sentir contre lui, éternellement.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 29 Déc 2012, 05:30



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


La genèse du monde, la genèse des mondes; le Big Bang, quand tout s'écroulait sur soi-même et explosait, s'étalant, inexorablement, construisant un univers. Un monde. De la vie. Big Bang de son coeur. Quand ce muscle, aux allures hypertrophiées quand on parlait des sentiments, avait explosé, s'était écroulé sur lui-même pour mieux en étaler toutes sa fragile force, Eamon avait créé un monde. Leur monde. Galaxie à part, espace temps différent, une strate du réel dont ils étaient devenus seuls maîtres. Monde parallèle dans lequel ils ne pouvaient que se réfugier. Inexorablement. Et puis un jour.. un jour, ils seraient vieux. Auraient vieillis ensemble. Deux amis. Deux partenaires. Deux faces d'une même pièce. Un jour, ils seraient vieux, et ils pourraient penser avec tendresse sur leurs premiers instants. Penser à toutes ces histoires et ces promesses qu'ils ne pouvaient dire et conter, qu'ils ne pouvaient se faire. Oh, Casey.. sa voix, ses yeux.. oh non, Casey, il ne fallait pas laisser les larmes venir à cause de tes mots. Mais c'était partie de son charme. Parce qu'ils étaient les stricts opposés. Du bout du pouce, effacer au coin ses yeux noisettes les germes de larmes d'émotion. Il aurait aimé lui dire la vérité en lui disant ce qu'il voulait entendre. Qu'ils comprendraient. Il préféra garder son silence, calmant, il le savait, le Franklin de ses gestes. C'était drôle. Véritable bête de calme qui pourtant exultait et bouillonnait quand violence se faisait sienne. Si seulement Arthur pouvait le soigner définitivement de ses maux. Mais paradoxe, tout autant qu'il en était constant et vivant, c'était pour cet homme qu'il avait repris les gants. Alors il préférait ne rien dire pour l'instant encore, et venir l'embrasser, inévitablement, son corps frêle contre le sien.

"Je suis désolé, Casey... à d'autres, je peux mentir, leur dire ce qu'ils veulent entendre, mais à toi, je ne peux pas.. enfin plus, disons. Ils ne comprendront jamais. C'est triste, putain, et ça me brise le coeur autant qu'à toi, mais ils ne comprendront jamais. Tu es tout ce que j'ai, tout ce que je veux avoir, tout ce dont j'ai besoin, mais.. on est voués à se déchirer le coeur sur leurs couteaux de préjugés. On est Roméo et Juliette, en fait un peu. Même si un jour on arrive.. à s'aimer; même si cela arrive, on est voués à se perdre, encore et encore. Je..." Voix sourde. Pensées qui s'entrechoquent. Vérités qui blessent. Mensonges qu'il aurait dû dire et se dire. Et les yeux, lentement, ses yeux verts d'eau qui s'embuaient. Trop de fatalité dans leur amour. Trop d'incertitude, trop d'impossibilités, trop. Et voilà comment un instant de grâce pouvait s'écrouler avec beauté, ou non, sur lui-même; et cette fois-ci, cela n'en donnerait pas un nouveau monde où ils pourraient s'aimer. Juste la rage. La rage qui bouillonne dans les veines. Il aurait aimé se réfugier dans les bras de Casey. Ne s'en sentait pas la force. Après lui avoir dit cela, après avoir accepté la destinée de leur amour, se redonner des illusions, encore, se gaver d'espoir et de bonheur, tout cela lui semblait impossible et insensé. Ne pas oser le regarder en face, même si il était posté juste au-dessus de lui, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre. Et puis, d'un coup, se dégager, se relever, trouver la porte de sortie. Et être accueilli par le calme de la forêt, pieds nus, en caleçon. L'esprit brouillé, les yeux quasi-mouillés, les poings serrés, le coeur battant. Hésiter entre crier toute sa haine et sa peine, et détruire, frapper, pour passer ses nerfs, remonter le calme noyé dans son coeur. Faire quelques pas vers le lac, tomber à genoux. Et finalement, une larme. Une autre. Frissonner sous le vent frais d'un matin d'hiver canadien. Pas de sanglots. Non, ce n'était pas son style. Juste pleurer. Deuil de ses rêves et de son avenir. Incompréhensible réaction ultra-rapide, exagérée. Eamon.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 29 Déc 2012, 12:56



C'était si simple de briser un coeur. Il n'y avait pas besoin de recettes magiques, pas besoin de se perdre dans des élucubrations sans fin, il suffisait de détruire un rêve puis une pensée jusqu'à fracasser l'âme d'autrui comme on concasse une noix. Simple comme bonjour, simple comme abandonner un combat. Il suffisait d'un rien et tout ce que vous aviez mis des jours à construire s'envolait en l'espace d'une demie seconde. Voilà ce qui se tramait, voilà ce que Casey ressentait alors qu'il sentait Eamon lui échapper, une nouvelle fois comme à chaque fois. Il était insaisissable, comme l'air qui emplissait ses poumons, il savait pertinemment qu'il devait le relâcher pour continuer à vivre. Et c'est ce qu'il fit alors que son coeur partait en lambeaux. Dans le fond, Riordan avait raison. Tout cela n'était voué qu'à l'échec. A quoi bon s'aimer alors que la douleur les empêcherait de vivre ensemble? Ouais, dans le fond, Casey savait qu'il avait raison alors il le laissa quitter les lieux. Tout était sa faute. Parce qu'il était incapable de lui rendre son sourire, parce qu'il était incapable de faire du mal à la fratrie Franklin, parce qu'il était incapable de tenir une maudite promesse.
Alors, Casey se leva, misérable avant d'attraper quelques vêtements, excédé. Il s'adossa au mur, en proie à tous ces doutes qui ne faisaient que le tuer de l'intérieur depuis quelques semaines. Qu'est ce qu'il était en train de faire? Pourquoi laissait-il Eamon le tuer encore et toujours, perpétuellement sans qu'il réagisse? Il n'était pas d'accord avec lui, il ne le serait jamais.

Arthur sortit dans le froid de l'hiver, en tee shirt mais il s'en fichait. Son coeur battait jusque dans ses tempes alors que c'était cette colère noire qui l'aveuglait. Il n'avait aucune réelle idée de son origine mais il connaissait bien la destination. Son coeur était en lambeaux, sa vie était sans dessus dessous mais il ne pouvait se laisser abattre. Il ne pouvait plus laisser l'irlandais s'échapper de son joug si facilement. Était-ce trop demandé qu'il accepte de le croire, juste une fois? S'il n'était pas capable en apparence de lui rendre son bonheur, il aurait au moins le mérite d'essayer. Il lui avait promis cela et si Eamon n'avait pas l'intention de le laisser gérer la situation, il lui ferait part de sa plus grande crainte, tant pis s'il est damné dans la souffrance.
L'avocat finit par arriver au lac, mâchoire serrée. Eamon restait là à genoux dans les feuilles mais Casey tenta de faire abstraction de ce fait et resta là, assez loin pour pouvoir débiter ce qu'il avait à dire, avec une force qu'il ne soupçonnait pas jusqu'ici.

On n'est pas Roméo & Juliette. On est loin de ça même si tu te complais à vouloir souffrir Eames. Parce que jusqu'à preuve du contraire, jamais Roméo ou Juliette n'a abandonné. Jamais. Mais t'as raison dans le fond, pourquoi s'emmerder à continuer hein? C'est pas comme si dès demain tu seras de retour dans une arène hein Eames? Tu veux laisser tomber vas y. Au moins, le choix sera plus facile. Au moins, j'aurais plus à me faire massacrer le coeur perpétuellement en te regardant. Tu me fais pas confiance, c'est ça la vérité.

Casey respira un grand coup alors qu'il tentait de ne pas trembler sous le coup de la colère mixé avec l'amour inconditionnel qu'il vouait à cet homme. Il y a des choses qui ne changeraient jamais, au fond...

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 29 Déc 2012, 13:29



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


Un mot, une parole, pour tuer dans l'oeuf le foetus d'une nouvelle vie. Beaucoup trop franc. Beaucoup trop con. Il était ainsi, et cela voulait tout dire. Il n'était pas taillé pour aimer. Juste détruire, et tuer. Les espoirs comme les vies. Les larmes glissaient sur ses joues, froides perles sillonnant sa peau. Il semblait hurler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Juste, le spasme de ses lèvres, les muscles sur-tendus de son cou, et ses poings serrés si forts qu'il en laisserait des demi-lunes rouges dans ses paumes. Il hurlait en silence toute la peine et la rage qui grondaient en lui. Se vider. Si seulement. Il aurait du se jeter dans ce lac, que l'eau glaciale l'anesthésie, qu'il coule sans un mot et sans bruit. Sombrer dans les abysses, se laisser happer par ce monde subaquatique. Ne jamais revoir la lumière et le jour, se figer dans un battement de cil, un battement de coeur. Il avait heurté tant de chairs et de coeurs. Mais Casey, de tous, était celui qu'il avait toujours voulu ne pas voir souffrir. Qu'il était con ! Il était stupide, un véritable abruti ! Il détruisait chaque avenir, chaque rêve, chaque espoir, les broyant de ses poings et sous le poids de ses mots. S'enfermer dans son propre crâne. Le coeur marquant le rythme de sa noce funèbre intérieure. Il crèverait ici, et maintenant, ou plus jamais il n'oserait se regarder dans un miroir, croiser son propre regard, et celui d'Arthur. Eames, coincé dans son esprit torturé, ne remarqua pas, doux bruissement dans les feuilles mortes, le bruit des pas de Casey se rapprochant. Mais, comme une aiguille fait éclater la bulle de savon, sa voix perça la coque de douleur dans laquelle il s'était retrouvé emmuré. Relever le nez, l'oeil sombre. Pas ces mots. Pas ces phrases. Pas ces affirmations qu'il n'aurait su entendre. Poignards lancés à l'aveugle, tous vinrent se planter dans son coeur. Coeur saignant, répandant l'hémoglobine de leur bonheur fugace sur les cendres de leurs rêves et de leurs espoirs; de leurs vies. Se relever, avec la lenteur du colosse aux pieds d'argile, du gladiateur, du lutteur. Se retourner, d'abord doucement. Et puis son regard, empreint d'une lumière noire, se posa sur Casey. Mâchoires serrées, les mots, secs, acides, durs, sortirent : "Je ne te fais plus confiance ? Je ne te fais plus confiance ? Dis moi depuis combien d'années je suis à tes côtés. Depuis combien d'années notre amitié se basait sur un seul geste; mon accueil. J'aurais très bien pu te laisser dans la rue ce jour-là. J'avais quasiment rien, mais je te l'ai donné. Tout ce que j'aurais pu te donner, ce soir-là, tu l'as eu. J'aurais du te laisser te faire rattraper par tes putains de parents, alors ?! Je t'emmerde, Casey. Je t'emmerde, à rêver du prince charmant, à voir le bien en nous tous, à garder espoir sans arrêt. Y'en a plus, de l'espoir. Y'en a jamais eu. On a toujours été voués à l'échec, tu ne fais que de le réaliser, c'est tout." Et sur ces mots, tranchants comme des lames de rasoirs, il avala la courte distance qui les séparait. Se jeter sur Casey. Il ne contrôlait pas. Ou plus. Hyper-violence qui était sienne. Qu'il jugulait en frappant dans des caves depuis qu'elle avait explosé en lui quand il lui avait annoncé ses fiançailles. Le foutre à terre. Rien que de son poids, rien que de son corps, ainsi au-dessus de lui, il le tenait en joug, le maîtrisait. Qu'était-il, frêle gosse de riche, à côté d'années et d'années de petites frappes et de combats ? Respiration saccadée, son souffle se faisait court et exagéré, sa cage thoracique se soulevant et s'abaissant en rythme violent et pourtant régulier. Planter son regard dans le sien, penché au dessus de lui. Il l'avait mis à terre, allongé dans les feuilles. Le tenait otage de sa colère. Mais ne pouvait le frapper, passer ses nerfs et son mal-être sur lui. Il l'aimait trop pour cela. Rester ainsi, en sursis. Dents serrées, les mots persiflèrent encore. "Ne dis jamais ça de moi, Casey Arthur Franklin. Je pourrais te suivre partout, mais pas en sachant qu'il n'y a rien d'autres qu'un peu plus de souffrance au bout du chemin."

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 29 Déc 2012, 14:05



Ses yeux noisette lançant des éclairs, son coeur martyrisant ses côtes, Casey laissait sa mâchoire se contracter au rythme des paroles d'Eamon. Il savait qu'il en serait ainsi en venant distiller son venin avec véhémence. Son partenaire était de taille et il connaissait tous ses points faibles. Tous sans exception. Alors, bien évidemment, lorsqu'Eames revint plus de dix années en arrière lui remémorant sans prendre de pincettes que sans lui, il serait mort bousillé par des junkies dans la banlieue peu fréquentable de la ville, Casey voyait rouge. Il lançait des regards meurtriers au paysage autour de lui avant de revenir contempler le visage agacé de l'irlandais. Des mots assénés, de la violence jusqu'au bout, tout faisait atrocement mal à Casey mais il était fatigué de lui montrer sa fragilité continuellement. Il valait mieux que cela, bien mieux qu'un homme dont les larmes coulaient continuellement sans retenue, comme un orage en plein été. Alors, il laissait la colère le commander, sans retenue là non plus. Des yeux noisette qui se transformaient en marées noires alors qu'Eamon terminait son éloquent discours par l'assassinat de sa frêle âme, avant de lui sauter dessus, poings levés.
Mais Casey n'avait pas peur. Il n'avait jamais eu peur de lui. Il n'était pas une de ses victimes dans l'arène, il était au dessus de cela et il voulait en jouer, le provoquer parce que c'était trop plaisant de voir jusqu'où il pourrait aller. Sa mâchoire se contractait toujours alors qu'il sentait les feuilles mortes et trempées sous lui lui donner la chair de poule. Arthur n'en tint pas rigueur, posant une main sur le sol détrempé pour se relever quelque peu, faisant face à Eamon, leurs yeux électrisants emplis d'une haine fragile.

Bah vas y qu'est ce que t'attends si je t'emmerde autant? Frappe moi. T'en meurs d'envie depuis dix ans. Tu rêves que de ça, me foutre la raclée du siècle pour déverser ta haine sur tous les fils à papa dans mon genre. Au fond ouais, pourquoi tu m'as pas laissé crever à la rue pour te donner entière satisfaction? De voir les aristo' souffrir, ça, ça te botte. Il était certainement temps oui que j'ouvre mes putains d'yeux, c'est fou à quel point on est voué à mener nulle part sinon à ça, me faire bousiller la gueule par un enfoiré d'irlandais, sous la pluie et dans le froid.

Silence oppressant. Et la pluie qui commençait à se déverser sur leur corps meurtri. Casey ne lâcha pas son regard pour autant alors qu'il sentait l'eau couler dans son cou et sur ses joues, toujours tendues. Puis, Eamon reprit la parole, frappant de son sceau invisible son âme une nouvelle fois. Il continuait inlassablement à lui faire mal et jamais Arthur ne cillait comme s'il était capable de tout supporter, tout ce qui venait de lui, mué par son amour inconditionnel pour son collègue.

La souffrance, t'es le seul à la créer Eamon Brendan Riordan-O'Cahan. Joue pas au con comme ça, pas avec moi.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Dim 30 Déc 2012, 05:34



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


Une première goutte. Couler le long de son échine, avec cette lenteur macabre, lui arrachant un discret frisson. Il valait mieux serrer les dents. Serrer les poings. Se retenir. Trop de contradictions dans son esprit tourmenté, encore. Toujours. Jamais dispute égale n'était advenue entre eux. Ils se déchiraient après s'être unis. De sa faute. Quelques minutes plus tôt, il lui disait blanc, et en cet instant, tout était si noir, si sombre.. Sombre comme le regard de Casey. Il pénétrait en Eamon, défi inavouable. Et le Riordan, tétanisé, implosait. L'envie de pleurer, pleurer à en être sec, plus qu'aride. Hurler. Hurler à s'en déchirer la gorge, hurler dans un cri sorti de ses tripes. Hurler jusqu'à la faille, hurler jusqu'au point de rupture. Et après cela, ne plus être capable de prononcer un simple mot. Les paroles d'Arthur étaient ses coups de poings à lui quand Eamon devenait incapable de parer. Parer les mots d'un homme que l'on aimait à en crever était impossible. À en crever. Encore, qu'il parle, quand ses mots à lui ne semblaient désormais plus que les fades invectives d'un gamin en désaccord avec le monde entier. Au fond, c'est ce qu'il était.. Mais là n'était pas la question. Sentiments durement mélangés. Trop de tension, trop d'émotions. Trop de contradictions. Ses muscles tendus à se rompre bientôt lâcheraient, et il s'écroulerait. Seul. Vaincu. Et, désespérément, il ne ferait de son coeur déjà mort, un désert total et définitif, s'asséchant de toutes les larmes qui lui restaient. Mais l'on n'en était pas là. Défi des regards, règlement de comptes. "Je pourrais te frapper. Je pourrais te briser. Je pourrais te battre à mort si ça me chantait. Mais t'en vaux pas la peine. Ouais, putain, t'es qu'un petit con d'aristo'. Et moi aussi j'étais con quand on s'est rencontrés, j'aurais dû te laisser dans ta merde. Définitivement." Le rattraper, attraper l'un de ses bras, et le plaquer face contre sol, lui faisant une clé de son bras.

Il le tenait. David contre Goliath. Goliath, colosse aux pieds d'argile. Le tenir, sa main plaquant sa tête et sa joue dans les feuilles trempées, encore un instant, et à son oreille, lui glisser sa violence. "Je joue pas au con. Je suis con, si c'est ça. Sûrement pas autant que toi, j'espère. Va te marier, alors, va épouser cette fille que tu détestes, on le sait très bien.. ! Va rater ta vie, au moins ce sera ton choix ! Je ne fais que voir la fatalité de la situation. T'as toujours eu la vie parfaite, t'as jamais souffert. Enfin si, môsieur se tape un père insupportable... quand on s'est rencontrés, mon père avait crevé depuis trois ans déjà, j'étais à la rue, orphelin, et je dealais. Tu souffrais, et tu souffres pas. Grandis dans un monde où c'est manger ou être mangé, porte la mort de ta mère sur les épaules, rends-toi compte que tu n'as pas versé une larme à l'annonce de celle de ton père, et viens jouer au caïd pour combler le vide. Là, tu sauras ce que c'est, la souffrance. Et je peux te garantir que je n'invente rien. Notre futur en est rempli, abruti." Il relâcha, d'un coup, sa prise sur le Franklin, et s'éloigna, titubant, en marchant à reculons. Le coeur en feu, le cerveau en bouillie, la langue lourde et les mains tremblantes. Le regard fiévreux. La pluie s'abattait, indifférente de leurs maux. Elle se glissait dans les cheveux du O'Cahan, ruisselait sur sa peau, mimait les larmes qu'il avait versées et toutes celles qu'il contenait. L'âme brisée et torturée. Même enfant, il avait toujours été un peu ainsi. Sombre. Noir. Une bête grondait en lui, un monstre qui le dévorait, détruisait ses vies et toutes les grandes possibilités. Tout ce qu'il aimait. Quelque chose s'était brisé entre eux. Ce lien ténu qui les rattachait, fil d'Ariane les tenant toujours en connexion, vivants, rattachés, s'était effiloché avec lenteur, et maintenant avait cédé. Un mur s'était érigé entre eux. Une vie, un monde. Toutes leurs différences qui, bien longtemps, ne les avaient pas empêchés de s'apprécier, se levaient désormais en grilles impossibles à escalader.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Dim 30 Déc 2012, 13:42



Eamon pouvait lui faire mal. Casey le savait. Pourtant, il continuait de provoquer, la haine le menant. Il se haïssait tellement de l'aimer autant. Après tout, il avait choisi le mariage quelques mois auparavant et il était prêt à renoncer à tout pour cet homme qui usait de la violence comme d'une arme invincible. Non seulement Casey se sentait nettement inférieur en cet instant mais les paroles d'Eames le blessèrent encore un peu plus. Il l'avait cherché pourtant, il souhaitait que l'irlandais le brise en petits morceaux aussi bien physiquement que mentalement. Il ne désirait plus que cela. Qu'on le tue. Qu'on le laisse périr ainsi dans la terre humide canadienne. Qu'on le laisse finalement en paix. Que son coeur arrête de battre complètement. Tout valait mieux que cela: cette sensation de perdre l'amour de sa vie définitivement. Ils s'éloignaient, se perdaient. Casey ne pouvait rien faire pour empêcher cela sinon rendre la monnaie de sa pièce à celui qui lui avait sauvé la mise maintes fois. Elle était là la vérité, Eames avait tout fait pour lui dès le premier jour alors que lui se contentait de lui hurler les premières horreurs, pour rien. C'était bien Franklin qui était fiancé, pas Eamon. C'était bien Arthur qui avait une famille conservatrice, pas Eames. Eames n'avait plus rien. Il avait tout. Et il continuait de se plaindre, sachant pertinemment que Riordan était au bord de la rupture. Qu'il pouvait lui défoncer le crâne en quelques millièmes de secondes. Mais il n'en faisait rien. Il lui assénait des paroles plus meurtrières encore à la place, une simple clé de bras, rien d'autre. Et Casey se retrouvait trempé, les gouttes de pluie tombant sur les feuilles mortes embrassant sa délicate joue.

Tu pourrais faire tant de choses hein? Mais tu le fais pas. Parce que j'ai beau être un petit con d'aristo', je suis le seul qu'arrive à t'atteindre. T'aurais dû ouais... T'aurais dû me péter le nez ce jour là parce que maintenant, tu peux plus le faire. T'es incapable de me faire mal physiquement. Alors ne dis pas que j'en vaux pas la peine alors que t'en crois pas un mot Eames...

Tant pis si Eames lui faisait manger les feuilles. Tant pis s'il lui cassait le bras. Il ne lâcherait rien. Il ne pourrait jamais le faire. Il ne pouvait pas abandonner ce qu'il avait de plus cher. Eamon était son tout. Depuis la première fois qu'il avait croisé son regard. Peut être qu'il avait vécu le coup de foudre, peut être que Casey savait déjà où tout cela le mènerait. Mais aujourd'hui, il ne pouvait pas abandonner le combat. Le combat de sa vie.
Et Eames qui continuait de lui retourner les tripes avec les périodes les plus douloureuses de sa vie. Casey connaissait déjà tout cela. Il le connaissait par coeur. Son meilleur ami. Son sauveur. Sa moitié. La respiration de Franklin commençait à se faire difficile mais il continuait de serrer la mâchoire le temps que O'Cahan termine de marteler son crâne de son discours empoisonné. Puis, il était libre. Couché dans ce qui ressemblait désormais à de la boue. Le jeune avocat se releva, démarche gauche de l'homme qui venait de se prendre la raclée de sa vie, sans que ce ne fut réellement le cas. Il s'essuya modestement, sans vraiment penser à ses gestes avant de se retourner vers Eames, tremblotant sans réellement savoir si c'était la pluie qui continuait de tomber sur ses frêles épaules et ses joues ou bien ses émotions qui le rendaient fou.

Mais merde Eames, ouvre les yeux! Tu crois que je le sais pas tout ça? Tu crois que je te connais pas? Que je sais pas que t'as souffert et que tu continues plus ou moins à cause de moi? Tu crois que je me fous de ta gueule depuis dix ans? J'ai certainement pas vécu tout ce que t'as vécu et je suis désolé. Ouais, je suis désolé d'être un connard égocentrique qui se fiance pour faire plaisir à la communauté. Mais merde, s'il y a bien une chose que je sais, c'est que j'ai pas regretté une seule seconde ces putains de coups que je me suis pris par mon père parce que je traînais avec toi. Pas un seul. Alors ouais, si je pouvais revenir en arrière et me reprendre des poings dans la face pour que ta mère soit encore là ou bien ton père, je le ferais. Je veux bien souffrir à en crever pour toi. Merde, tu fais chier!

L'eau coulait sur ses joues, gouttes d'espérance et de douleur. Casey, tremblant, ne cilla pas. Il sentit pourtant de nouveau les larmes, quelque part, remonter. Mais il ne les laissa pas couler. Ce n'était plus l'heure pour tout cela. Il regarda juste Eamon, avec obstination, les poings serrés. S'ils se déchiraient, autant que ce soit durant un long jour pluvieux...

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Lun 31 Déc 2012, 08:07



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
dans nos mains.


Une goutte d'anarchie. Anarchie de leurs coeurs perdus et ballottés dans les marées de la vie. C'était déranger cet ordre établi, ces vies promises à leurs âmes et leurs corps. Se déchirer pour mieux s'aimer et se détester. Sentiments en totales contradictions. En totales adéquations. Et tout devenait, si brusquement, si irréparablement.. chaotique. Le chaos, la seule règle qui se voulait respectable et impartiale. Le chaos, celui qui régnait entre eux, dans leurs coeurs et dans leurs crânes. Pourquoi était-ce si dur ? Si dur de faire acte d'espérance, de donner sa confiance ? Il le pouvait, il le devait, il l'aurait du. C'était cela, ou attendre la mort, vieillard. Seul. Hanté par les regrets. Tant de choses à dire, et ces vérités qui éclataient à leur nez. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il le détestait autant qu'il l'aimait. Et que quand il n'était pas là, malgré toutes les choses qu'on pouvait dire et entendre, ça lui faisait tellement mal qu'il avait envie d'en mourir. Parfois, oui, il lui manquait tellement qu'il ne pouvait qu'à peine le supporter. Cela aurait pu être ainsi, juste comme ça, toujours; petit bonheur, instants grappillés.. cabane dans les bois et amour infini. Normalement, quand on ne pouvait pas changer les choses, on faisait avec. Eamon ne savait pas se résigner. Accepter. Faire avec. Toujours, relever la tête, et cracher au nez des interdits, défiant tout ce qu'il ne pouvait digérer, accepter. Debout, debout et tremblant, il ne voyait plus que le dos d'Arthur. Lui faire dos. La pluie dégoulinait sur sa peau, morsure froide en plein milieu de l'hiver. Qu'importe. Ouais. Putain, ouais, il faisait chier. Il emmerdait tout le monde, sans arrêt. Eamon se mordit la lèvre inférieure. Ne pas flancher. Finalement, ce fut en fait son poing qu'il mordit, écoutant la voix de ce Casey, Casey qu'il aimait à en crever, haïssait aussi à s'en tuer. Finalement, après quelques instants de silence commun, les mots sortirent, regard perdu dans le vide complet, dans l'entremêlement des arbres de la forêt, dos au lac. ".. J'aurais aimé savoir comment te quitter. T'as pas idée de comment c'est dur, Cas'."

Et la voix, voix de stentor, voix si particulière de l'Irlandais, se perdit sous la pluie, flottant sur le lac, s'accrochant aux aiguilles de pins. "J'en ai marre de toute cette putain de souffrance, Casey, pour nous deux. Alors, ouais, on est aveugles, tous les deux, on l'était et on a jamais voulu ouvrir les yeux sur certaines évidences ! ... Mais tu le sais, Cas' ! Tu le sais, mieux que quiconque ! Je te hais et je t'aime, abruti. T'es un aristo', tu fais chier, t'es trop sensible, t'as tes principes de merde et tes bonnes manières qui vont avec.. et c'est autant ce que je déteste chez toi que ce qui m'as fait t'aimer. Sans toi, je serais pas là. Sans toi, au fond, je serais peut-être déjà mort." Eamon réprima un doux tremblement. Rester ainsi, sous cette averse qui s'étalait dans le temps, en caleçon, à hurler en silence tout son amour à Casey. "Ça ne regarde que nous, Franklin." Se perdre à y croire, croire à s'y perdre. La plaie qui déjà avait pris temps de cicatriser, à sa lèvre, s'était rouverte. Encore ce foutu goût de rouille dans la bouche. Souvenir d'un combat défaitiste qu'il avait pourtant gagné avec toute sa rage. Ne pas y penser. Passer le revers de sa main pour essayer d'essuyer le sang. La violence de leur altercation était telle que ses affrontements caverneux ne semblaient que des ballets à côté pour Eamon. Il n'y avait pas de sentiment. Juste l'animal qui ressortait. Ici, l'humain était en jeu. Et l'humain, ne plus agir en bête ou en machine, froid ou brûlant, en constante valse entre chaque état, lui avait toujours, dès le début, était le plus dur. Se mordre, encore, la jointure du poing et des phalanges, pour s'empêcher de crier, s'empêcher de faire naufrage. Toujours ce sale jeu. Ce parfait cercle, allant toujours encore et encore, se répétant. Boucle fermée. Il n'y aurait eu, au final, qu'un seul moyen de le changer. Crever.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Mer 02 Jan 2013, 12:18



Continuer à se torturer sous la pluie, luttant contre les larmes qui menaçaient d'obstruer son champ de vision. Le lac, le seul élément encore paisible dans cette dévastation. Âmes déchirées, corps meurtries et transies par le froid, les avocats semblaient bien loin de l'image de paix et de bonheur qu'ils s'étaient créés quelques heures auparavant. Et désormais, plus rien n'avait de véritable sens pour Casey. Il souffrait simplement. Il souffrait de la distance qui le séparait d'Eamon aussi bien physiquement que mentalement. Il souffrait de ce vers quoi il se dirigeait: l'échafaud, le malheur, à jamais. Il souffrait de cette fatalité qui se glissait perpétuellement entre lui et l'homme qu'il reconnaissait comme son âme soeur. Et ces mots, ces mots si violents qui s'échappaient de leurs lèvres respectives, Franklin les sentait vibrer jusqu'au coeur de son âme parce que lui n'avait jamais même envisagé la fin de leur amour. Jamais, il ne voulait se séparer d'Eames, plutôt laisser son âme à bouffer aux chiens du voisin. Arthur se contenta de rester ainsi, bras ballants, trempé alors que son regard se perdait sur le dos de Brendan. Il fallait empêcher les larmes de perler. Il fallait contenir la souffrance, lui prouver qu'il était fort et que s'il devait faire un choix, il l'opérerait. Qu'il accepterait sa décision même si ce ne serait jamais la sienne. Frigorifié, mal à l'aise, au bord de la crise de nerfs, Casey s'avança d'un mètre vers Eames. Un petit mètre, un seul avant de tenter de répondre à cette affirmation si douloureusement imaginée.

Si jamais tu le désires, si vraiment tu veux qu'on arrête de se voir... Si c'est trop dur... J'accepterais, je me retirerais. Si cela peut arrêter ta souffrance... Je le ferais.

Les tremblements se firent plus pressants, ses poings se crispaient encore plus alors que Casey fermait les yeux, levant son visage vers le ciel, recevant les larmes de pluie, les appréciant comme si c'était la dernière averse qu'il vivrait. Arthur était vaincu, Arthur était à terre et dieu ce qu'Arthur pouvait aimer Eames. C'était ainsi, depuis toujours et quoique l'irlandais décide, il l'accepterait, pour qu'il puisse vivre sa vie, plus heureux qu'il ne l'était aujourd'hui. Les yeux toujours fermés, impassible sous la pluie, Casey entendit la suite du discours d'Eamon, ne tentant pas de le regarder, pas tout de suite. Sentant la souffrance percer dans la voix si particulière d'Eamon, Franklin ne put le supporter plus longtemps. Il ouvrit les yeux et s'approcha de lui pour venir à ses côtés, le regardant saigner à nouveau, se faire du mal pour empêcher de tomber. Ils s'aimaient. Ils s'aimaient tellement que la douleur en était décuplée et Casey ne pouvait supporter de voir Eames dans cet état. Alors, il se retourna vers lui, posa sa main sur la joue de son amour et attendit qu'il le regarde à son tour.

Je suis désolé Eames... Je préfère souffrir avec toi que de continuer sans toi. Je suis désolé de ce que je suis. Et je suis encore plus désolé de te faire tant de mal et de pleurer pour un rien. Mais je peux pas m'en empêcher, je suis comme ça et... Ouais, je suis désolé de pas pouvoir changer tout ça pour que ce soit moins douloureux pour toi mais je suis amoureux, vraiment amoureux de toi et moi, je veux pas que ça s'arrête. Je veux pas que tout ça ne soit plus qu'un souvenir puisque de toute manière, je peux pas vivre sans toi.

Un petit sourire triste apparut sur le visage trempé de Casey alors que le jeune homme se plongeait dans le regard de son congénère. Ouais, il l'aimait plus que tout et il ne pouvait échanger cette sensation pour rien au monde. Un point, c'est tout.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Jeu 03 Jan 2013, 07:14



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C'était la fatalité de leurs coeurs écorchés. Eames était à bout de nerfs, au bout de ses capacités. Les vérités et les sentiments n'étaient pas de son monde. Il n'y avait qu'avec le bluff, le mensonge, la dureté et l'action qu'il était réellement à l'aise. Encore, encore et encore, l'envie de se jeter dans ce lac et de s'y noyer flottait doucement dans un recoin de son crâne. Il vivait dans un autre monde que celui de Casey. Une autre dimension. Un autre espace-temps. Ils avaient brisé les règles en se liant d'amitié. Et voilà où, après des années, tout cela les avait mené. Tout droit vers l'enfer. Tout droit vers la mort. Un mur sur leur route, mur de fatalité. Et Eamon avait foncé dedans, avait pensé l'abattre. S'y était cassé les dents. Avait abandonné. On ne pouvait rien contre la fatalité. C'était justement tout ce qui la rendait si.. fatale. Le quitter l'aurait tué. Mais au moins, la douleur aurait-elle pu cesser. Et encore. Il imaginait parfaitement son fantôme revenir, afin que son supplice soit éternel. Errer, encore, des années, des centaines d'années, des millénaires, cherchant avec toute la force de son désespoir sa moitié. Son âme soeur. C'était lui. C'était lui, sa destinée. C'était lui, son futur. Il ne pouvait le nier. Mais ce futur, futur commun, ne lui apparaissait que souffrance et coeurs brisés, encore. Il leva le nez vers cette pluie qui s'abattait toujours avec ferveur, les paupières closes. Oh oui, si seulement.. qu'on le lave de toutes ses idées noires, qu'on le débarrasse de ses doutes maladifs. Il envoyait tout s'écraser au sol à cause de cette tâche sombre, mélasse noire semblable au pétrole que tout l'espoir et toute la pluie du monde n'arriveraient jamais à effacer, à supprimer, à faire oublier. Il s'était rapproché. Il s'approchait. Sentir sa présence, à des kilomètres. Ils ne pourraient jamais complètement se déconnecter. Ils n'étaient que les deux faces d'une même pièce. Ils étaient une seule et même personne, ils étaient et formaient un tout. Et pourtant, ce tout semblait à la dérive, se fracassant sur les côtes impitoyables de leurs mots, balayé par les vents désastreux de leur désespoir alors. Pas un regard. Pas un regard vers lui quand il vint à se rapprocher, tout près de lui. Juste sa voix en fond sonore, accompagnée du rythme de son coeur qui s'évertuait encore à mimer la vie en lui quand il le savait déjà réduit en cendres, déjà mort. Pas un regard, yeux perdus sur le lointain. Mais des mots. Encore. "Te quitter ce serait signer mon arrêt de mort. Rester avec toi c'est l'avoir déjà signé mais avoir encore un peu de répit. Je t'aime, putain, Casey. Je t'aime tellement que ça fait beaucoup trop mal. Mais quand t'es pas là et que je peux pas t'aimer, j'en souffre encore plus." Et ses yeux, enfin, croisèrent ceux de Franklin. Un sourire triste. Même sourire blafard qui étira doucement les lèvres d'Eamon, non sans qu'il ne s'empêche de serrer les dents quelques secondes, sa lèvre douloureuse. Ils étaient trempés, ils étaient perdus, ils étaient mourants. Mais ils s'aimaient. Il y avait ce brasier dans leur coeur, cette flamme brûlant et les brûlant de l'intérieur. Terminer en cendres à trop aimer aurait été la plus belle des fins. Parce quitte à se consumer, il fallait abandonner l'idée de brûler à petit feu. Et plutôt devenir torche humaine, feu brûlant alimenté au désespoir et à l'amour. Rester ainsi, silence de leurs corps et de leurs coeurs, silence de leurs âmes et gouttes suivant leurs traits. Se regarder chien de faïence. C'était la haine de leur amour, l'amour de leur haine. Car tout était trop expansif, tout était exagéré entre eux. Tout était hors normes. Comme eux. Depuis longtemps perdus. Depuis qu'ils avaient quitté les sentiers battus. Alors Brendan reposa ses yeux verts d'eau sur les lèvres de Arthur. Il l'aimait, et voulait l'aimer. Contradictions. Contradictoires. Faire tout et son contraire en quelques minutes. Le haïr puis l'aimer. L'aimer, oh oui, l'aimer, et brûler en son nom. Incandescent. Leurs lèvres se retrouvèrent. On ne pouvait arrêter de se droguer de façon aussi brutale. Il y avait le manque, il y avait la descente, il y avait l'addiction. Eamon était accro' aux lèvres de Casey. Eamon était accro' à cette drogue qui aurait dû plus que les autres être interdites. C'était la plus fatale, la plus répandue, et en même temps la moins connue, la moins appréciée. Seuls les initiés n'en prenaient l'ampleur, et l'ampleur aussi de ses effets. Il voulait se droguer à l'amour. Se faire des shots de ses lèvres. Ne jamais se désintoxiquer du corps et du coeur de Casey.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Jeu 03 Jan 2013, 16:33



L'espoir était leur pire ennemi depuis toujours. Lorsque Casey avait croisé le chemin d'Eamon, il représentait déjà son espoir, sa rédemption. Nouvelle vie, au croisement de son destin, cet homme l'avait changé sans qu'il ne puisse savoir comment ni à quel point. Aujourd'hui, sous la pluie, perdu, Franklin comprenait réellement l'ampleur de cette rencontre, l'ampleur de l'espoir qui les liait depuis toujours. L'irlandais lui avait sauvé la vie ce jour là et depuis chaque jour, il le maintenait à flot. Son faible corps ne pouvait avancer sans la présence d'Eamon à ses côtés et même si son âme restait intègre et solide, elle menaçait de sombrer si elle perdait le contact de l'amour de sa vie. Et c'était tout cela que le misérable Franklin ne pouvait effacer, cette sensation qu'on lui retirait son oxygène, voire sa vie lorsqu'Eames disparaissait quelques instants ou lui en voulait tout simplement. Arthur ne pouvait tout bonnement pas le laisser partir, il ne pouvait plus continuer à se leurrer: l'amour qu'il vouait à son confrère n'était pas qu'une amourette sans lendemain ou sans conséquences, c'était l'amour d'une vie, le partage parfait de deux âmes complémentaires. Et s'il fallait supporter des crises de ce type dans le froid hivernal du Canada, trempé, quasi en pleurs, chaque jour, pour pouvoir rester avec lui, il le supporterait et ce, sans rechigner.
Même si Riordan n'osait pas le regarder, Casey savait que sa souffrance était à son paroxysme, cette proximité retrouvée annihilant la force qu'il tentait de se donner pour ne pas couler au fond du lac. Alors qu'Arthur lui laissait un brin d'espace après avoir terminé son discours, la voix d'Eamon se fit retentir durant ce moment d’accalmie. Un cri du coeur, une nouvelle fois et l'orage semblait passé. Terminé. Les deux avocats ne pouvaient se défaire l'un de l'autre, point final. Il n'y avait pas à lutter, plus rien à faire. Simplement continuer. Se diriger vers ce funeste destin. Celui qui les anéantirait tous deux puisqu'après tout, leur amour était prohibé, dangereux. Mais ils s'aimaient. Plus que tout. Et c'était tout ce qui comptait pour Casey alors qu'Eamon le regardait enfin.

Alors, arrête de te torturer... Arrête de penser à l'avenir pour le moment. Tu m'aimes, je t'aime, c'est tout ce qui m'importe aujourd'hui. On sera heureux, tous les deux, un jour, sois en certain.

Et il le pensait réellement. Chaque mot. Son sourire accompagnait le soleil qui tentait de percer à travers les masses nuageuses. Casey n'y faisait guère attention, bien trop concentré sur Eamon, encore une fois. Un frisson parcourut son corps alors que ses lèvres se joignirent de nouveau à celles de O'Cahan. Le bonheur à l'état pur. L'amour originel. S'unir à lui de cette façon comme si Eamon faisait partie intégrante de lui. S'embraser. Se consumer et puis se détacher avant d'imploser. Casey laissa un petit rire s'échapper de sa gorge alors que son regard restait fermement ancré dans celui d'Eames.

On devrait rentrer tu crois pas? J'ai comme l'impression que tu vas choper la pneumonie si je trouve pas de quoi te réchauffer dans les cinq minutes. Je crois d'ailleurs qu'avec mes fringues trempés, je ferais pas mieux que toi.

Arthur continuait de sourire à Eames alors qu'il continuait de dégouliner, en silence. Au moins, la tempête avait laissé place à un peu de calme, un peu de bonheur et ce n'était pas Casey qui allait s'en plaindre.

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 05 Jan 2013, 06:48



C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit
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Leur amour était impossible, mais ils pouvaient toujours s'aimer. Une bouffée d'oxygène dans leur monde sous-marin. Accepter l’inacceptable. Se faire à l'inévitable. Un jour, le bonheur seraient leur. Un jour, peut-être. Il ne lui fallait plus se projeter dans cet avenir qui ne se réaliserait pas. C'était lui qui avait juré à Casey de ne pas penser à leur futur, mais de se concentrer sur eux, en cet instant T. Aujourd'hui, c'était lui qui avait besoin qu'on le lui rappelle. Que, de toutes les manières, les avenirs de chaque être n'étaient jamais définitivement tracés. Il restait des chemins parallèles, il restait des routes inexplorées. Il restait le fou, il restait l'interdit. Il restait son coeur en sang tant il cognait dans sa cage thoracique. Car, depuis ce premier, tout premier baiser, le coeur d'Eamon était devenu autre chose qu'un organe pompant le sang. Toute la signification de ses battements quand Arthur approchait Eames. Ce frémissement inconscient de sa peau et de son esprit. L'envie incontournable, encore, de goûter à ses lèvres fines. Encore. Toujours. Ces lèvres-là qu'il ne pouvait plus relâcher. Relâcher Casey avec. C'était perdre la raison, s'enfoncer à nouveau dans cette poisse noirâtre, celle de son âme perturbée, de son esprit chaotique, de son passé torturé. Cette poisse noirâtre, collante, qui s'était glissée sous ses semelles et rendait chaque pas si fastidieux. Aller de l'avant, c'était avec peine qu'il le pouvait. Car ses chaussures collaient au macadam de la route de la vie, engluées par le pétrole qui nourrissait ses sombres désirs. Le carburant de ses nuits de souffrance, de sa violence exutoire et de la mécanique froide de son corps et de son coeur, jusque là. Le rire de Franklin était cristallin. Si innocent. Oui, le tableau de leurs deux corps grelottants, trempés aurait pu porter à rire. Car ils avaient combattus dans la boue et les feuilles, rincés par l'averse. Saignant de son amour, encore. De son baiser, comme à ce premier jour, re-nouveau, il avait laissé une trace de sang sur les lèvres de Casey. Il n'avait pas les mots. N'en avait pas besoin. Il n'y avait qu'à partager ce regard. Ce regard brûlant d'amour, brûlant d'aimer. Eamon déglutit, et du bout du pouce, essuya sur la lèvre de son ami, de son amant, l'hémoglobine qui s'était délestée de ses propres lèvres. Non, juste le regard et le sourire. Il se torturait et torturait les autres dans un but vain. Mais il partageait le bonheur et le contentement avec autant de force. Eamon pinça les lèvres et passa un bras autour des reins de Casey. Ils étaient deux corps lessivés par la pluie, deux êtres en mal de vérité, deux âmes en mal d'avenir. Ils n'avaient plus que le présent puisque leur passé ne leur était que douleur ou presque. Il fallait que Brendan arrête de gâcher ces instants. Qu'il trouve un moyen d'arrêter le brouhaha intérieur qui résonnait dans son crâne. Un peu comme quand il embrassait Casey, et que le silence se faisait en lui. Seule harmonie de son âme, la laisser se taire dans la délectation de son extase amoureuse et si furtive. Rentrer au chaud. Retourner au nid, rejoindre le cocon. La force de cette chaleur à laquelle ils s'étaient arrachés parvint à Riordan quand il ouvrit cette porte. Refermer derrière eux, et laisser leur dispute et leurs éclats au-dehors de ce havre de paix. Les mots qui s'échappèrent d'entre les lèvres charnues d'Eamon se glissèrent alors jusqu'à leurs oreilles alors qu'il relâchait son collègue : "Je suis désolé. Réellement. Je m'excuse. Je suis désolé de trop vite voir le mal en chaque chose, de créer encore et toujours les pires scénarios, de causer des drames à partir de quelques mots et de t'avoir foutu à terre comme ça. Je t'aurais jamais frappé. Je pourrais jamais. Je m'acharne sur beaucoup de choses, mais toi, je pourrais jamais te toucher, te heurter comme ça. T'es tout ce que j'ai. Tout ce qu'il me reste de vivant dans ma vie, t'es devenu mon but quand je me lève chaque matin. Excuse-moi, Casey."

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MessageSujet: Re: CASEY | "C'est écrit dans nos yeux, c'est écrit dans nos mains." Sam 05 Jan 2013, 22:36


Un nouveau soleil qui brillait au travers de ses nuages canadiens. L'âme de Casey se portait on ne peut mieux désormais qu'il avait fini de la torturer. Qu'il en avait fini avec cette douleur lancinante au creux de la poitrine. Bien sûr, le pauvre avocat se doutait que ce n'était qu'une bataille, un infime épisode de ce qui serait son épopée, celle de l'amour de sa vie. Une véritable guerre à mener pour emporter son coeur avec celui d'Eamon, pour pouvoir vivre heureux et en harmonie avec ses désirs. C'était tout ce qu'il avait toujours souhaité: vivre en paix et aux côtés d'Eames et pourtant, ce simple fantasme était comme demander la lune dans son monde de paillettes et de strass. Pour autant, l'avenir ne leur sourirait pas de sitôt, c'était la seule chose certaine. Casey ne souhaitait pas y penser et c'est ce qu'il conta à O'Cahan alors qu'ils avaient fini de s'époumoner sous le torrent d'eau venu du ciel canadien. Et un nouveau baiser. Une nouvelle renaissance. Un bonheur qui croissait aussi vite qu'une magnifique rose dans son corps frêle. Elle ne fanerait pas de sitôt celle ci, la seule fleur qui vaincrait le cours du temps et Arthur était certaine de la sentir au creux de lui encore dans une vingtaines d'années. C'était cela la pureté de l'amour, du sentiment qu'il vouait à Eames. Et c'était loin d'être éphémère, c'était une émotion qu'il contait chérir pour toujours, même s'ils étaient voués à vivre séparément.
Sa renaissance s'accompagna d'un regard énamouré alors qu'il sentait le doigt d'Eames sur sa douce lèvre. Encore du sang. Comme quelques jours auparavant. Le sang représentant leurs déchirement successifs, rendant encore plus beau leurs retrouvailles. Casey n'avait aucune raison d'être amer après ce douloureux orage, son sourire illuminant les environs. Il laissa Eames l'entourer de ses bras alors que tous deux retrouvaient la paix de leur cocon. Ils laissèrent ainsi derrière eux cet épisode sombre, même si les traces de ce combat leur collaient à la peau présentement. Franklin ne le voyait pas. Il ne le voyait plus, bien trop obnubilé par cette passion qui l'habitait en la présence de l'irlandais. Celui-ci finit par le relâcher avant de déverser ses plus plates excuses. Franklin, avec un sourire aux lèvres, finit par poser son doigt sur les lèvres d'Eames. Il ne le connaissait que trop bien, il savait qu'il s'en voudrait pendant des heures alors qu'il n'avait au final rien provoqué du tout. Casey lui sourit alors avant de lui rétorquer.

Eames... Tu crois vraiment que je t'aurais parlé ainsi si j'avais eu un quelconque doute que tu étais capable de me frapper? Je sais que tu ne me veux aucun mal, c'est moi qui suis désolé de t'avoir provoqué mais il faut croire qu'on aime se rouler dans la boue. Va donc me nettoyer tout cela, ou au moins trouver des vêtements pour te réchauffer. j'ai vraiment pas envie que tu meurs entre mes bras, je m'en voudrais bien plus...

Casey aimait bien faire son petit effet lui aussi. Alors, il lui caressa la joue tendrement, son sourire vissé sur le visage. Du Arthur tout craché et c'était bien plus efficace lorsque tous ces gestes étaient destinés à la personne qu'il aimait du fond du coeur.

FIN.

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