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 Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir ☇ Eamon&Casey

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TO DETROIT AND BEYOND
Eamon B. Riordan-O'Cahan

ÂGE : 19
NOMBRE DE SMS : 40
DATE DE NAISSANCE : 11/11/1998
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : TomSEXYHardy.




MessageSujet: Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir ☇ Eamon&Casey Mar 08 Jan 2013, 14:16



Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir.


Tout avait commencé ainsi. Tout se finirait de cette manière. Dans le sang, encore chaud. Toujours liés par les mêmes ADNs. Naître en tuant sa mère, premier bain de son sang. Et, à ce jour, foncer vers la potence, ouvrir les bras aux canons des hommes prêts à le fusiller, aiguiser par soi-même la lame de sa guillotine. Et ce jour-là s'était annoncé encore et définitivement comme la date de son exécution. Il y allait pourtant avec le sourire, celui si travaillé, celui qui résultait de dizaines d'heures de mensonges, à soi-même, aux autres, devant le miroir, adolescent, pour s'entraîner. Il était peu de choses pour faire cela, pour savoir qu'il mourrait officiellement aujourd'hui. Il filerait à l'abattoir de ses rêves, là où l'on pendait la carcasse de chaque espoir à un crochet perçant de réalité. Entre les serments du sang, les promesses du coeur, et ces pauvres organes arrachés dans le vif de la bête et des corps qui parfois pourtant avaient quelques sursauts de vie. Encore. Il croyait qu'il se pendrait avec les anneaux qui reposaient dans leur boîte, elle-même dans la veste de son costume. Son propre bourreau. Il savait qu'aujourd'hui son coeur ferait un bond, un bond qui lui semblerait fracasser ses côtes, alors qu'il sentirait son coeur s'enfuir, se jeter dans le vide. Faire le saut de l'ange, pour fracasser son corps et ses os sur les rochers en contrebas, les côtes où déjà leurs navires s'étaient déjà échoués. Une épave. Une carcasse prête pour la casse, bonne à rien sauf la déchetterie. Il n'avait pas réussi à supporter ses cauchemars éveillés, se mentir à lui-même. Il n'avait plus supporté de rester ainsi enfoncé dans de telles abysses sans tenter de remonter pour chercher un peu d'oxygène. Il était témoin. Il devait ramener les alliances. La plus âpre des ironies qui à coups d'ongles lui lacérait les chairs. À son habitude, à sa manière, il avait filé chercher un peu d'air. Il avait calculé son coup. Et puis même, si arriver en retard lui aurait évité de souffrir autant que possible, il l'aurait été. Rien que pour emmerder, aussi, les familles et les proches qui l'attendraient, Casey et sa garce de fiancée patientant avec des airs différents. Il avait les yeux clos. C'était drôle, drôle de voir à quel point il semblait n'être qu'un gamin, un adulte pas vraiment encore conscient de son âge. Jeune. Et meurtri. Il n'aurait pas du y aller. Se laisser consumer par son désespoir resurgissant avec force dès que l'atmosphère avait atteint ses sens. Il avait filé défier le front, soldat adverse traversant le no man's land, aveuglément. Se laisser périr, abandonner. Ne pas se battre. Ne plus se battre. Il avait détruit trop de choses. Il était peut-être, au fond, venu le temps qu'il soit à son tour réduit en mille morceaux. Ou au pire, ou pour le meilleur, comme les voeux de ce mariage qu'il réduisait à sa manière en cendres, que son âme s'envole, qu'on écrase son esprit et sa peine... Il était là. Pâle. Sa chair à vif, les plaies sur sa peau ne faisaient qu'un peu plus ressortir sur ce tableau. Pas encore mort. Pas tout-à-fait. Parce que son coeur, mécanique si longtemps grippée, ne semblait plus vouloir lâcher. Même si, de toutes les solutions, la meilleure aurait été de crever. Tout aurait été mieux que ce qui l'attendait. Il était une étoile filante, une météorite. Traverser le ciel, l'illuminer de son brasier, quelques instants pour brûler plus que tout au monde. Avant de s'échouer, d'échouer, de se perdre et de s'écraser. C'était drôle, drôle de voir à quel point il semblait n'être qu'un gamin battu à mort mais pourtant encore et toujours si paisible, ainsi paupières closes dans cette prison blanche et aseptisée. Le gamin en désaccord constant avec le reste du monde s'était cassé les dents sur ses propres principes. Il avait détruit ce mariage par son absence. Mariage qui unissait Casey, non pas à lui comme son coeur l'en suppliait chaque instant, mais à cette fille de bonne famille. Qui signerait les registres du sang d'Eames sans le savoir réellement. Il s'était laissé battre, battre dans une mesure presque inhumaine. Ne lui restait donc qu'à reposer ici, sortant du bloc de chirurgie, l'air calme alors que son seul amour, l'homme qui était sa seule vie, jurait fidélité, en suivant une autre sans que rien ne puisse être fait.

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Casey A. Franklin

ÂGE : 25
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DATE DE NAISSANCE : 11/02/1992
ARRIVÉ EN VILLE : 22/12/2012
AVATAR : Joseph Gordon-Levitt




MessageSujet: Re: Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir ☇ Eamon&Casey Mer 09 Jan 2013, 20:02


"Dis moi que t'as croisé Eames aujourd'hui... T'as pas vu Eamon? Me dites pas que personne a croisé un irlandais aujourd'hui!" Voix stridente, angoissée qui s'étirait en un monologue sans fin alors que le futur marié déambulait dans les couloirs de l'église, désespéré que Riordan ne soit pas là. C'était lui qui détenait les alliances, la promesse d'un futur avec cette femme qu'il n'aimait pas réellement. Arthur ne voyait rien autour de lui, il continuait de courir alors que les invités le regardaient étrangement. Casey n'avait que faire de cette aristocratie ambulante avec leur costume ou robe à cinq mille dollars. Il n'avait d'yeux que pour un objectif, son obsession: Eamon. Franklin avait conscience que cette épreuve l'effrayait au plus haut point, il se retrouvait dans un cas similaire que l'irlandais mais le choix n'était plus sien désormais. L'avocat se dirigeait à l'échafaud alors que son regard serait obligatoirement dirigé vers celui qui avait été son meilleur ami pendant une décennie, rien ni personne ne pourrait changer cela. On l'accosta aux abords de l'entrée principale, sa fiancée était prête. Tout le monde l'était et Casey hocha la tête, déglutissant difficilement. Franklin sortit dehors quelques instants avant d'exploser littéralement sur la magnifique pelouse chrétienne. Un unique cri du coeur, le dernier avant d'entrer à l'abattoir. Casey sentit un regard dans son dos et finit par se détourner, essuyant la misérable larme perlant à ses yeux. "Tu peux m'expliquer ce que tu fais alors que tout le monde t'attend à l'intérieur?" Casey porta son regard vers l'intérieur de l'église, avant de répondre dans un souffle. "Je ne peux pas. Eames est pas là... Les alliances..." Une autre larme menaçait à ses yeux mais Arthur réussit à contenir la catastrophe. Son père, quant à lui semblait excédé. "Encore ton bon à rien de délinquant? Il viendra pas, il se fout de toi et encore plus de ton mariage. Tu parles d'un ami... C'est aussi pour ça que ton cher père avait pris en compte cette éventualité, il ne manque rien Cas', sauf toi." Arthur ne prit même pas la peine de répondre, il se contenta d'éviter le regard de son père pour ne pas qu'il devine ses sentiments pour son ami et se dirigea de nouveau d'un pas décidé vers l'église, pour sceller son destin. Sombre destinée à laquelle Eames ne souhaitait apparemment plus prendre part. Casey retint se larmes alors qu'il réalisait que leur histoire était terminée. Le clap de fin avait retenti sans même qu'il ne le réalise, tout semblait allait si bien.

Il marcha entre les bancs alors que tout les regards étaient tournés vers lui. Tête baissée, Casey ne souhaitait pas les voir ni les entendre, juste disparaître. Il vint se poster devant le prêtre, la larme à l'oeil de nouveau et n'osa tourner la tête vers l'auditoire. Un cauchemar. Il allait se réveiller et ce serait les bras d'Eames qui l'accueilleraient, c'était impossible autrement. Force était de constater que le moment était bien réel alors que Layla s'avançait vers lui, dans sa sublime robe blanche. Que faisait-il ici? Qu'était-il en train de faire? Il sentait toujours le regard du patriarche dans son dos et le frisson qui le parcourut définissait bien ce qu'il était en train de faire: remplir son devoir de Franklin, peu importe la souffrance occasionnée. Casey se rendit à l'évidence qu'il devait jeter un oeil à la mariée et tourna son regard vers elle, jouant le jeu jusqu'au bout, alors que sa tête n'était emplie que de souvenirs de son Eames mais les gens dans l'audience semblaient ravis de ce qu'ils voyaient, tant mieux. Puis des paroles. Des paroles que Casey n'entendaient pas. Il ne faisait que jeter un oeil rapide vers la porte, priant intérieurement que O'Cahan fasse une entrée fracassante. Mais rien. Toujours rien. Le silence dans l'auditoire. Puis des pas, des murmures et Casey qui s'excusa auprès de Layla avant de disparaître en trombe...

Les couloirs blancs, la sueur qui coulait sur son front alors qu'il arrêtait sa course effrénée devant l'accueil, se faisant absolument remarquer avec son costume scintillant. On lui indiqua une chambre, il accourut. Le médecin le regarda arriver avant de lui lancer un simple "je suis désolé", ne présageant rien de bon et Casey entra, laissant libre cours à ses pleurs alors qu'il constatait l'étendue des dégâts sur Eames. Franklin s'approcha lentement, le noeud bien présent au creux de son ventre, il fut obligé de détourner le regard pour pouvoir calmer les quelques sanglots qui menaçaient et finalement parler, désormais à quelques centimètres de l'irlandais.

Eames, mon Eames... Pourquoi? Je suis désolé, mon dieu, je suis désolé... J'aurais pas dû aller à ce mariage, j'aurais pas dû te laisser seul. Je peux pas croire que j'allais l'épouser alors que je ne pensais qu'à toi...

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Eamon B. Riordan-O'Cahan

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MessageSujet: Re: Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir ☇ Eamon&Casey Ven 11 Jan 2013, 13:50



Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir.


Respiration. La faiblesse de son âme, celle de ses chairs meurtries. Rien que le fantôme d'un grand homme, se fondre dans l'ombre sous la lumière crue d'une ampoule à nue, et finir ainsi. Finir ici. Il avait joué le feu, s'était brûlé les doigts. Et les mains. Et les bras. Avait brûlé de tout son corps, torche humaine. Il s'était laissé emporter par sa propre folie. Celle qui le rongeait quand Casey n'était pas là. Se réduire à un rien. Ne plus rien être d'autre que le vide. Vide de sens, vide de vie. Le gouffre fabuleux et les abysses. Le trou noir qui l'avait happé dans ses profondeurs, cette fissure dans la roche et le sol qui depuis sa naissance, depuis la naissance même de l'humanité, depuis celle du monde en général, le menaçait, l'attendait. C'était la fin qui avait depuis toujours été décidée comme la sienne. On allait pas contre les choix du destin.. Quel beau gâchis, quelle belle mascarade. Parce que le destin s'était emmêlé, que les avenirs s'étaient croisés. Qu'il y avait eu ce gosse de riche dans son quartier, traînant la savate en homme perdu. Parce que c'était Casey. Parce qu'il y avait eu Casey. Parce qu'il y avait encore Casey. Qu'il serait toujours, désormais, part à temps complet de son âme, de sa vie. Raccrocher sa voix à son oreille. L'entendre dans ses sanglots. À quelques centimètres de lui. À des années lumières. Pourtant, il réagit. Réagir à cette douleur, réveil douloureux d'une âme martyre et d'un corps martyrisé. Ouvrir les paupières, ecchymoses en surimpression de son coeur. Il ne le regardait pas. Abruti de Casey. C'était un gosse de riche. Pourquoi Eamon l'avait-il épaulé, il n'y avait pas si longtemps que ça, pour l'amour de Dieu ? Il l'avait accueilli dans son squat, lui avait ouvert les portes de son palais. Le voir, ainsi, et il fût parcouru de l'envie de rire autant que celle de pleurer. Il aimait pas franchement quand Franklin s'étalait ainsi, et puis ça lui faisait un peu mal au coeur en plus de l'agacer. Ne voir qu'un profil qui tentait de juguler le flot de larmes. S'extirper, avec sa propre violence intérieure, de cette phase entre la nuit et le jour. Se réveiller à proprement parler. Il était cassé, réduit en miettes. Il ne se souvenait pas de grand-chose. Juste Billy qui lui foutait le pain de trop, et lui qui tenait pas orgueil. Et puis il y avait eu le second coup de trop. Son crâne avait fini à terre. Il avait dix-huit ans. Vivait dans un squat. Et se laissait doucement persuader par un bourgeois qu'il pouvait être plus que ça. Bien plus que ça. Ne voir qu'un profil qui tentait de juguler le flot de larmes. Avait-il changé, ou était-ce sa brume personnelle qui troublait sa perception ? Vieilli. Pic ironique ou non, à l'image de l'homme qui la prononçait. Il ne savait pas vraiment ce que Arthur foutait à pleurer ainsi ici. Et pourquoi, même si il était dans le cirage, il lui semblait différent de celui qu'il avait quitté. Mais il savait une chose... "Je suis si moche que ça à regarder, Duchesse ?" Envie compulsive d'un sourire sincère et pourtant un brin narquois. Qui le fit souffrir, ne fût qu'un maigre rictus. Duchesse. Surnom adapté à ce petit bourgeois. Il l'appelait tout le temps comme ça. Mais techniquement, dans les faits, dans le temps de leurs vies, à cet instant, dix ans étaient passés plus au moins depuis la dernière fois qu'il l'avait nommé ainsi. C'était il y a si longtemps. Très longtemps. Et pourtant, dans son crâne imparfaitement émergé, c'était hier, c'était aujourd'hui. C'était le quotidien. C'était sa vie. Mais pourtant, oui, sa Duchesse, alors, avait pris un sacré coup de vieux. Et dans sa tête, il ne recollait pas les morceaux. Billy lui avait certes mis sa raclée, fait rare, mais il n'aurait pas imaginé un réveil si dur et violent, en un sens. Refermer les yeux. C'était incroyable comment, ainsi amoché, allongé dans ce lit, les yeux fermés, il paraissait jeune. Dix-huit ans sous certains angles. Plus que certains ne l'auraient imaginé, ou prévu. Dix-huit ans d'âge mental. Un saut dans le temps. Un saut dans son temps.

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Casey A. Franklin

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MessageSujet: Re: Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir ☇ Eamon&Casey Sam 12 Jan 2013, 13:07


Tout un monde qui s'écroulait, toute sa vie réduite en miettes en une micro seconde. Les chamboulements pouvaient arriver si vite que Casey n'avait pas senti la tempête arriver. Et voilà qu'il était réduit en poussières, au néant, son regard rivé vers un homme qu'il avait connu il y a si longtemps. Franklin sut instinctivement que quelque chose n'allait pas, n'allait plus. Sa poitrine se déchira, son coeur arrêta ses battements pendant quelques secondes alors que son visage restait froid, bien loin de ce qu'il était en temps normal. Le temps se bloqua. Casey arrêtait de respirer. Il avait mal tout d'un coup, tellement mal qu'il se demandait s'il n'allait pas tomber à terre, là tout de suite, raide mort, pour le plus grand bien de tous. Arthur était abattu. Il avait fait un choix et celui-ci avait fini par détruire tout ce qu'il était et le Casey souriant, naïf et généreux n'était plus que douleur, peine et chagrin. Arthur n'avait plus la force, il n'arrivait pas à affronter le regard de celui qu'il aimait temps, ses mots pénétrant tout son être et annihilant les restes de son âme. Il aurait voulu être capable de crier, de hurler sa colère au monde entier alors qu'on lui retirait son âme soeur, ainsi, si facilement. Mais il ne faisait rien. Casey serra simplement le poing, les larmes coulant alors que son visage n'exprimait plus rien du tout, rien sauf le vide, rien sauf la rancoeur. Son égoïsme avait causé sa perte. Sa peur du combat avait massacré cet homme qui constituait son tout.

Duchesse. Les souvenirs. La nostalgie. Le retour en arrière. Dix années plus tôt, au moment où tout avait commencé, au moment où ils étaient tous deux si différents et pourtant déjà si importants l'un pour l'autre. Mais l'intonation de la voix d'Eames, l'ironie qu'il utilisa par ses quelques paroles ne dupait pas Franklin. Quelque chose s'était cassé en lui. Tout était cassé en lui. Par sa faute. Parce qu'il avait décidé d'aller jusqu'à l'autel. Parce qu'il avait décidé de vivre son malheur, plutôt que de désirer leur bonheur à tous les deux. Et voilà qu'il en était réduit à cela. Sentir le regard adolescent de son meilleur ami, comme si rien ne s'était jamais passé, comme s'ils n'étaient que deux enfants perdus au beau milieu de la banlieue. Comme autrefois. Duchesse. La mort à l'âme, le couteau sous la gorge, Casey ne put contempler plus longtemps ce visage ravagé par les coups et la douleur. Franklin se détourna alors qu'il croisa le regard du médecin qui les observait du couloir. Pas besoin de discours. Arthur avait compris. Tout saisi. Il baissa le regard, absent. Interdit. Détruit. Anéanti. Crevé. Sans espoir. Sans but. Plus rien. Plus qu'un homme au bord de la rupture. Un homme qui se refusait à regarder celui qu'il avait tant aimé et qui avait tout oublié, tout de ce qui les liait depuis quelques semaines. Franklin resta ainsi, tremblotant alors qu'il glissa ses mains dans ses poches, en espérant qu'elles ne finiraient par en sang. La mâchoire serrée, cette envie de hurler à pleins poumons toujours trop présente, Casey sentit une larme tomber au sol et sans regarder Eamon, il poursuivit.

T'as jamais été moche. J'ai juste besoin de savoir... On est en quelle année Eames? Comment t'es arrivé ici? J'ai vraiment besoin de savoir...

Il releva son regard embué vers Brendan, crispé. Attendre que le verdict tombe, pour qu'il puisse enfin s'écrouler. Enfin mourir. Enfin être libéré.

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MessageSujet: Re: Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir ☇ Eamon&Casey Dim 13 Jan 2013, 14:09



Je t'en prie finis-moi, j'en peux plus de mourir.


Sourire naturel, narquois, insolent. Il ne pouvait le retenir. La douleur même ne le pouvait. Il aimait pousser Casey à bout. Il aimait l'appeler avec des surnoms ridicules. Il aimait l'appeler Duchesse. Ça lui collait au teint, et puis, il y avait une part d'affectif dans ce surnom. Même si, jamais, il ne l'aurait admis ou ne se le serait avoué. Il tenait bien à ce gosse de riche. Seulement quelques mois, pas tellement plus, qu'il l'avait trouvé sur son territoire. Bizarrement, il lui avait tendu la main. En règle générale, il emmerdait de façon sinistre le monde entier. Encore plus ceux qui le battaient ou étaient plus hauts placés que lui. Cela faisait beaucoup de personne à détester. Mais Arthur, il était venu innocent. Il ne savait pas qu'il vivait dans un squat. Il ne savait pas qu'il dealait, se battait, faisait sa loi dans son quartier par une simple soif de reconnaissance. Il eut une envie compulsive de laisser échapper un rire en entendant les paroles de Franklin. Il avait refermé les yeux, il était trop crevé, et puis, quelle importance ? "J'ai jamais été moche ? Tu m'étonnes, tu sais." Il prit une inspiration, tourna vaguement la tête, et reposa ses yeux verts d'eau sur son ami. Vieilli. Sentir, bizarrement, une peur anxiogène se loger au creux de son ventre. Il devait déconner, il devait mal voir. C'était le coup qu'il avait pris qui perturbait ses sens, rien de plus. Pourtant, l'aplomb qui faisait de Brendan ce qu'il était sembla se déliter quand, d'une voix plus basse, les yeux fixés sur Casey, il relâcha : "... 2018. On est en 2018... On est.. on est même en en septembre 2018 à la dernière date que je me rappelle.. début septembre." Eamon déglutit. Début Septembre. Par la force de conviction de Casey, il s'était motivé, avait fait l'effort d'obtenir avec une habile facilité son diplôme et devait faire sa rentrée en Université. Se lancer dans le Droit, en sachant que dès que le lycée serait fini pour son ami, il empiéterait dans la même branche. Il referma les yeux, reposa et cala mieux sa tête sur l'oreiller. Comment était-il arrivé ici ? Un sourire narquois aux teintes amères se glissa sur ses lèvres contusionnées. "Je me suis fait battre. Par Billy. Il va prendre sa rouste la prochaine fois que je tombe sur lui, j'aime pas rester sur un échec." Rouvrir encore les paupières, et laisser son regard dériver au plafond. Blanc. Comme la neige, comme le verglas. Blanc comme si ce plafond se voulait d'être pure. Quel drôle de foutage de gueule. Si seulement il avait su. Si seulement Riordan savait. Que le dénommé Billy était mort d'un accident de la route, ivre qu'il avait été, il y a maintenant deux ans de cela. Deux-mille dix-huit était une année déjà bien loin. Il ne devait pas faire sa rentrée puisqu'il était sorti major de sa promotion. Il ne vivait plus dans un squat, ne dealait plus depuis que Arthur l'avait poussé vers le haut, tiré vers la lumière. Mais rien de cela ne lui était en tête. Juste ce lancinant doute. Arthur semblait vieilli. Et il lui posait questions qui laissaient à présager quelque chose de mauvais. Pour se protéger, lui-même, regardant ce plafond qu'il ne voyait pourtant qu'à peine, il lâcha, pas si certain que sa blague, sa pic, ne marche et ne soit du meilleur goût en cette occasion. "Mais.. j'ai franchement l'impression que tu t'es pris dix ans dans la gueule, Duchesse. Faudrait penser à la crème anti-rides." Il pinça les lèvres. Et se mordit les doigts de ce simple réflexe aux allures anxieuses. C'était bizarre. Il n'avait cru que s'être pris une bonne raclée, rien de plus. Il n'aurait pas dû se sentir aussi abîmé, contusionné.. blessé. Ou alors Billy l'avait-il battu une fois qu'il avait perdu connaissance ? Si c'était le cas, il n'avait même pas obéi aux plus simples de leurs règles. Il ne méritait réellement que son poing dans la tronche pour le remettre à sa place. C'était certain.

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